mercredi, 31 août 2005
Citation
Bon d'accord, j'ai six ans de retard sur tout le monde puisque je viens seulement de commencer Le Théâtre des opérations de Dantec, c'est-à-dire son journal de 1999, et je ne sais pas encore ce que je pense de cet auteur. Néanmoins ce matin je suis tombée sur cette phrase très juste :
« Le fantastique (c'est-à-dire le merveilleux ou l'épouvantable) naît d'un simple regard lucide sur le monde réel. »
08:45 Publié dans Langue, Mômes, Symptômes | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note


Commentaires
Bon courage.
Ecrit par : uno | mercredi, 31 août 2005
Chère Polyphème, ne vous inquiétez pas ! Le retard avec lequel j'ai lu le "Journal" de Léon Bloy dépassait largement 6 ans...
Et puis comme la suite de celui de Monsieur Dantec est annoncée pour bientôt, vous pourrez lire l'ensemble dans la foulée.
Ecrit par : Mauricette Beaussart | mercredi, 31 août 2005
C'est ça, bon courage.
Ecrit par : Lapinos | mercredi, 31 août 2005
Merci de vos encouragements — qui me surprennent : je n'avais pas l'impression de m'être lancée dans une aventure telle qu'elle mérite des témoignages de soutien... À raison d'un quart d'heure de lecture dans le bus tous les matins et tous les soirs + une bonne demi-heure à midi, je devrais en venir à bout un jour (la question : finirai-je Harry Potter avant, également commencé ce weekend ?...).
Lapinos, pas encore de trace de Waugh dans ma boîte aux lettres, je patiente (acheté sur le net, of course).
Ecrit par : Polyphème | mercredi, 31 août 2005
J'ai lu 20 pages de Villa Vortex.
Les 20 premières.
Qui furent aussi les dernières.
Ecrit par : Artemus | mercredi, 31 août 2005
J'ai bon espoir alors, car j'ai déjà atteint la page 136.
Ecrit par : Polyphème | mercredi, 31 août 2005
C'est une blague pour Harry Potter?
Ecrit par : uno | mercredi, 31 août 2005
Pour les deux ouvrages, j'aurais tendance à plutôt vous souhaiter de bien vous amuser... Ils sont divertissants dans des registres fort différents !
Ecrit par : Zang | mercredi, 31 août 2005
Non, ce n'est pas une blague.
http://www.ilikeyourstyle.net/blog/?p=248
Ecrit par : Polyphème | mercredi, 31 août 2005
Si vous croisez un type dans le métro qui vous regarde avec un œil vert méprisant lorsque vous lisez Harry Potter, c'est peut-être moi.
Si vous croisez un type dans le métro qui vous regarde avec un œil vert bienveillant lorsque vous lirez Brideshead, c'est sans doute moi.
Ecrit par : Lapinos | mercredi, 31 août 2005
Etant idiot, je crache en effet sur Harry Potter très exactement comme vous le dites "par principe"...
Je suis tout à fait convaicnu que "c'est très efficace", tout comme le sont les romanticules de Mary Higgins Clark ou les exploits sexuello-aventureux de SAS...
Mais outre le fait que voir des gens qui ont l'âge d'être parents lire la même littérature que les pré-adolescents me parait un symptôme inquiétant d'infantilisation, ce qui est navrant dans le "phénomène Harry Potter" (outre la perte de temps par rapport à d'innombrables oeuvres plus nécessaires) c'est le suivisme de la démarche... qu'il ne faut pas confondre avec le simple succès commercial qui n'est aucunement un point négatif en soi...
Un livre sort, il a du succès... fort bien (ex: les particules élémentaires), mais dans ce cas précis le succès est organisé à priori par une énorme machine marheting et on amène les gens à lire "Harry Potter" comme on amène les boeufs boire au ruisseau...
Il n'y a aucune différence de "nature" entre le fait de lire les exploits du petit magicien (je rêve... à quand la redécouverte émerveillée de oui-oui?) et celui de porter un tshirt von Dutch, un piercing ou de rouler en Smart...
C'est simplement une fois de plus l'appel du troupeau...
Ecrit par : uno | mercredi, 31 août 2005
Si la nostalgie de l'enfance vous pousse (déjà ?) à lire des ouvrages naïfs, Poly, je peux vous en conseiller de mieux tournés et moins rébarbatifs. Les malheurs de Sophie, le Tigre et sa panthère, le fantôme de Canterville, le Livre de la Jungle, Picou fils de son père, Emile et les détectives, Tintin chez les Soviets, Bicot Président de Club, la Possibilité d'une Ile, Vendredi ou les limbes du Pacifique, l'Odyssée, etc. Toujours en appliquant le même principe, je vous rembourse si vous n'êtes pas satisfaite.
Ecrit par : Telemos | mercredi, 31 août 2005
Oui, et avec un peu de chance les gentils enfants liront l'épisode 7 à 12 ans, le 10 à 16, le 14 à 25 et le 16 à 35ans...
Avec ça le monde peut dormir sur ses deux oreilles...
Le fait que votre "horizon littéraire" ne se limite pas à HP (comme vous dites, on sent déjà la connivence ...) me parait être plutôt une circonstance aggravante (si je puis dire...) car j'arrive encore à concevoir qu'on puisse etre sensible à ces sirênes quand on a rien lu et vu d'autre mais quand on a goûté à autre chose je trouve cela encore plus curieux... ou alors cela signifie que cet "autre chose" fut désagréable, ennuyeux et pénible (en même temps la littérature n'est pas une obligation ...)
Ce qui me gêne dans votre discours c'est qu'il donne l'impression qu'il existe une littérature ardue, pénible, scolaire pourrait-on dire, à laquelle on s'astreint pour je ne sais trop quelles raisons (le snobisme entre autres...) et une autre sympa et ludique où l'on prend du plaisir qui serait représentée par des recettes commerciales du type HP...
Ecrit par : uno | mercredi, 31 août 2005
En fait voici notre désaccord : vous pensez que Harry Potter est une daube commerciale, je pense que c'est une bonne littérature enfantine.
Ecrit par : Polyphème | mercredi, 31 août 2005
Je pense qu'il vaut mieux mal lire "Madame Bovary" que bien lire "Harry potter" ... :o)
Et même si cela était une "bonne littérature enfantine" cela ne justifierait pas que des débiles mentaux fassent la queue à minuit devant des librairies pour récupérer le dernier opus...
Mais admettons que ce soit en effet de la "bonne littérature enfantine", pourquoi alors ne pas vous replonger dans Fantômette, Prince Eric et le Club des cinq? C'est également de la "bonne littérature enfantine" et je suis sûr que certains volumes vous ont échappé...
Même donc si c'est de la "bonne littérature enfantine" il y a dix mille choses du même niveau et qui ont au moins le mérite de ne pas participer à ce formatage, à ce conformisme alimentaire,à ce suivisme mercantile qui préfigure et prépare tous les autres...
Par ailleurs je ne pense pas que quelque chose d'aussi consensuel et internationaliste puisse être de la "bonne littérature", enfantine ou pas...
C'est un peu comme gaver les gamins de sucreries, c'est sûr qu'ils vont tous apprécier mais ce n'est pas cela qui va leur former le goût et au final ce n'est pas leur rendre service...
En même temps l'avantage lorsque l'on voit un adulte (de sexe féminin notamment) lire HP, c'est qu'au moins on peut espérer qu'il comprend (à peu près) tout...
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Tous les bobos lisent Harry Potter, le nec plus ultra étant de le lire dans la langue originale bien entendu. J'ai du mal à comprendre cet engouement, sinon comme une régression infantile. Le genre de livre qu'on ne lit qu'une fois et qu'on oublie aussitôt. Qu'est-ce qu'une telle littérature peut bien nous apprendre ? Rien.
Ecrit par : Sébastien | jeudi, 01 septembre 2005
Point par point :
- Les débiles mentaux qui font la queue à minuit devant les librairies, ou ceux qui achètent le livre six mois avant sa sortie sur Amazon ne sont en aucun cas justifiés, pas plus qu'excusables.
- Il m'arrive, oui, de relire quelques titres de l'École des Loisirs, destinés aux enfants.
- Harry Potter n'est pas une sucrerie. C'est un conte avec des méchants et des gentils, et le mal présent en chacun de nous, même de ceux qui se croient gentils.
- Je suis, irrémédiablement, un individu de sexe féminin. J'assume.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Sébastien s'est intercalé. Désolée Messieurs, je maintiens que Harry Potter a quelque chose à nous apprendre sur la nature humaine. J'arrête là, je sais très bien que nous ne tomberons pas d'accord.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Harry Potter a quelque chose à nous apprendre sur la nature humaine??
Peut être... En tout cas il m'a appris quelque chose sur la vôtre :o)
Nous ne tomberons en effet pas d'accord.
Bonne journée à vous.
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Dans le domaine du fantastique ou du merveilleux, je préfère cent fois Lovecraft, qui nous en apprend bien plus sur la nature humaine que nul autre écrivain de ce genre. En outre, il illustre à merveille la citation de Dantec que vous nous proposiez.
« Une histoire adulte et sérieuse doit être fidèle à un aspect ou à un autre de l’existence ; puisque les contes merveilleux n’y peuvent prétendre, il faut donc mettre l’accent sur un domaine dans lequel il soit crédible, c’est-à-dire un certain désenchantement ou une certaine inquiétude de l’esprit humain d’où il cherche à jeter des échelles impalpables pour échapper à l’exaspérante tyrannie du temps, de l’espace et des lois naturelles. » (Lovecraft, Sur le fantastique)
Soit l’opposé d’un Harry Potter qui vise à réenchanter le monde, à créer de l’illusion.
Ecrit par : Sébastien | jeudi, 01 septembre 2005
Pas fâché d'arriver après le débat et d'avoir laissé à Uno tout le boulot, puisque je suis à peu près d'accord avec ses arguments.
Le seul contre lequel il m'est difficile de lutter, c'est la projection de Poly dans son avenir de mère de famille entourée d'enfants. Parce que quand je joue à la Playstation, moi je pense aussi aux parties que je ferai avec mes enfants plus tard.
Ecrit par : Lapinos | jeudi, 01 septembre 2005
... tout en fumant des joints en pensant à leur future et riante adolescence...
Faut-il également porter des couches pour parachever la "projection"?
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Uno, il y a une différence entre "infantile" et "enfantin". Je récuse tout comportement qui ressemble de près ou de loin à la première notion (irresponsabilité, veulerie, caprice...), en prétendant conserver toujours la fraîcheur émerveillée de la seconde.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Oui, c'est une jolie formule... mais concrètement j'ai du mal à discerner la différence...
Si "enfantin" c'est lire HP et aller voir "Julia Roberts et les bisounours" au ciné.... "infantile" c'est quoi?
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Je place la différence dans le sens de la responsabilité.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Si cette discussion vous ennuie restons en là... je m'en voudrais de vous importuner... mais sinon pourriez-vous méclairer à nouveau un peu sur cette formule du "sens de la responsabilité" (concrètement)...
En quoi par exemple un adepte des soirées Gloupi Boulga est-il plus ou moins "responsable" qu'un lecteur de HP?
A moins que ces soirées soient "enfantines" et non "infantiles" elles aussi...
Ou bien peut être y-a-t-il une façon "responsable" et uen autre "irresponsable" d'accomplir le même acte (aller voir American Pie, écouter des Cds de génériques de Dessins animées, faire des colères en suçant des Chupa Choops...) mais dans ce cas il faut l'expliciter...
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Non ça ne m'ennuie pas, au contraire. Mais j'ai du mal à me concentrer sur mon travail et en même temps développer mes arguments comme vous m'y obligez (ce dont je vous remercie — au moins avec vous on n'est pas tranquille !).
Donc, si vous voulez bien patienter jusqu'à ce soir, j'aurai le temps de réfléchir et de vous faire une meilleure réponse.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Excellente conversation que je suis avec plaisir !
Vivement la suite...
Ecrit par : Artemus | jeudi, 01 septembre 2005
La pause de midi me permet de prendre un moment afin de poursuivre.
Vous demandez des exemples CONCRETS de ce qu'est une attitude responsable (qui prouve par les actes qu'on a intégré le sens de la responsabilité, c'est-à-dire qu'on est adulte), en voici quelques-uns :
- Faire primer, dans sa vie quotidienne, le principe de réalité sur le principe de plaisir. C'est-à-dire être capable de gérer son salaire sans se vanter de le dilapider dans des futilités au centre commercial le samedi après-midi ("Tu comprends, ça coûtait les yeux de la tête mais j'ai pas pu résister ! Ouais mais je profite de la vie, en même temps", voilà le comble de l'infantile), être capable de s'alimenter de manière raisonnable (à savoir manger des carottes de temps en temps même si on préfère les frites).
- Ne pas fuir la réalité et ses désagréments et assumer les conséquences de ses actes et de ses décisions. Exemple : A monte dans le métro avec B qui ne prend délibérément pas de ticket. Les contrôleurs passent. Au lieu d'assumer et de payer l'amende, B se débrouille pour que A lui passe en douce son ticket, déjà contrôlé, et faire croire que c'est le sien. A est alors mis dans l'embarras et risque de payer les conséquences de l'irresponsabilité de B.
- Être capable d'assumer des décisions pour d'autres personnes qui en ont besoin, ie les enfants.
Donc, oui, je pense qu'il est possible d'aller voir Princes & Princesses au cinéma et de lire Harry Potter en étant quelqu'un de tout à fait responsable, de la même façon qu'il est très possible d'aller voir Princes & Princesses et de lire Harry Potter pour se voiler la face, fuir la réalité, se réfugier dans un monde fantasmé comme gnan-gnan (ce que ces œuvres ne sont pas, mais sur lesquelles on peut projeter guimauve et pseudo-magie).
Cependant certains actes sont à mon avis uniquement irresponsables : piquer des colères en suçant des Chupa Choops, par exemple, ce n'est que de l'infantilisme. Parce que la responsabilité implique une certaine conscience de soi, donc une certaine distance. Alors que la colère, c'est l'immédiat, l'enfermement en soi-même, l'incapacité de se détacher.
J'espère avoir au moins un peu explicité, comme vous le demandiez. Mais vous avez encore sans doute à m'opposer ;-)
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
Je me rends surtout compte que je n'aurais jamais du susciter cette discussion car je découvre avec horreur, en lisant votre liste de comportements responsables, que je suis un irresponsable complet et totalement infantilisé...
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Nous voilà quittes alors, puisque j'ai réalisé grâce à cette discussion que j'étais une bobo snob, naïve, sotte.
Merci bien, je vous serre la main virtuellement.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
En relisant je me dis que le commentaire ci-dessus peut sonner ironique, mais non non, il est très sincère.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
"Snob, naïve et sotte" vous le saviez déjà puisque vous avez affirmé plus haut:
"Je suis, irrémédiablement, un individu de sexe féminin. J'assume."
:o)
Et voilà pour ma part que je culpabilise honteusement en contemplant mon découvert bancaire et la perspective de ma 8e entrecôte frites de la semaine...
Ha, cruelle...
Ecrit par : uno | jeudi, 01 septembre 2005
Oui c'est bien ce que j'avais sous-entendu par cette assertion :-)
De mon côté je vais culpabiliser de vous faire culpabiliser... ce serait dommage de vous gâcher votre entrecôte frites (qui est quand même un plat fichtrement bon, saperlotte !).
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 01 septembre 2005
>Uno.Chui bien d'accord.
- Hey Zargor On va au cinéma?
- Oh oui Elgrib! c'et une riche idée.
pom pom pom pom..nos deux amis arrivent au cinéma
-Ooooh.Zargor je suis désolé, j'ai oublié mon argent?
Pourrais-tu m'avancer le prix du ticket? Je te rembourserais plus tard.
- Mais bien sûr Elgrib, Je me suis crevé le cul toute la journée au boulot pour te payer une place de cinéma que tu ne me rembourseras jamais comme à l'habitude. Je comptais utiliser cet argent pour payer
les tickets de métro ce soir. Mais ce n'est pas grave, j'aime qu'on me foute dans la marde.
Ecrit par : H.Y. | samedi, 03 septembre 2005
Polyphème, vous me culpabilisez un peu, je l'avoue, votre définition de la responsabilité m'effraie. S'il y a une chose que je ne supporte pas, en effet, ce sont les gens qui n'assument pas les conséquences de leurs actes, comme dans votre exemple du métro. Mais alors pour beaucoup d'autres de vos exemples, je suis en train de piquer une colère à m'étouffer avec ma Chuppa Chups. Qu'est-ce que le principe de réalité?????!!!!!!!! Aaaaaah, je hais cette absurde dichotomie freudienne faite pour nous faire avaler la médiocrité et l'ennui. Quant au fait de se ruiner sur un coup de tête, eh bien pour un sac de marque destiné à faire rager une copine, oui je l'admets c'est pathétique, mais enfin il y a des caprices autrement plus raffinés. Ah, voilà, j'ai renversé mon café, eh bien quoi!!! J'assume mes caprices et mes coups de tête, je milite pour l'élégant gaspillage, la gratuité de l'irrationnel, et les fuppa fups et d'abord ve fais v'que j'veux.
Ecrit par : Côme Rush | samedi, 03 septembre 2005
Je dois dire que Uno m'impressionne beaucoup. J'ai moi-même l'habitude de parler avec applomb de ce que je ne connais pas, mais je ne suis pas capable de m'entêter aussi longtemps dans la critique d'un livre que je n'ai pas lu. Je suis battu.
Je n'ai pas lu HP, mais je dois dire que le plaidoyer de Polyphème est assez cohérent. Plus informatif en tout cas que les généralités de ses contradicteurs.
Ecrit par : Dragasès-Coincoin | lundi, 05 septembre 2005
Un lecteur de plus pour HP... grande victoire de Polyphème! (qui semble par ailleurs avoir été totalement assommée par la lecture du "Théâtre des Opérations").
D'autre part, certes je n'ai pas lu HP,pas plus que je n'ai écouté le dernier Britney Spears ou regardé le dernier numéro de "Y'a que la vérite qui compte"...
Pour résumer un peu crûment: je n'ai pas besoin de goûter la m.... pour ne pas avoir envie d'en manger...
Ecrit par : uno | lundi, 05 septembre 2005
Hé? Je ne connais pas l'émission dont vous parlez, je n'ai pas vraiment l'intention de lire HP et, aussi incroyable que ça puisse paraître, je n'ai pas d'opinion sur le dernier Britney Spears (en fait je ne crois pas avoir jamais entendu quoique ce soit de l'oeuvre de cette demoiselle).
Mais en somme, vous résumez bien les choses: vous n'avez pas besoin de manger du caca (pour utiliser un vocable très apprécié de mon gamin ces temps-ci) pour savoir que vous n'avez pas envie d'en manger. Mais stricto sensu, vous avez bien besoin d'en manger pour savoir si c'est bon ou pas... Après tout nombreux sont les plats savoureux qui puent...
Ecrit par : Dragasès-coincoin | lundi, 05 septembre 2005
Non pas assommée par mes lectures, mais soudain reprise par la "vraie vie" (cette vraie vie fût-elle remplie de non moins vrais blogueurs...), je me suis éclipsée un moment.
Alors, pour répondre à Côme : en effet, à affiner l'idée, je dirais que la responsabilité, c'est ne pas se reposer sur autrui pour payer les conséquences de ses actes, et ne pas mettre autrui délibérément en danger ou simplement dans l'embarras. Un caprice élégant est tout à fait supportable s'il n'aboutit pas à ennuyer les parents, les amis, obligés de vous prêter de l'argent, leur canapé, et leur fourchette.
Sinon Uno, vous aurez remarqué que je ne vous ai jamais fait le reproche de juger sans connaître (pour avoir assez mal supporté qu'on m'interdise de penser pis que pendre du Da Vinci Code sans l'avoir lu).
Ecrit par : Polyphème | lundi, 05 septembre 2005
Oui, je l'ai bien remarqué chère Polyphème, et je vous en suis grès.
Me voilà également rassuré sur votre absence, moi qui commençais à penser que la prose du pauvre Dantec vous avez plongé dans une profonde léthargie.
Sinon je me demande juste en quoi consiste l'amitié si les amis ne vous prêtent pas leur canapé, leur fourchette et leur argent...
C'est un peu facile l'amitié si cela se borne à boire des verres et à se raconter sa vie sentimentale quand tout va bien, non?
Mais il est vrai que l'amitié est peut-être une notion plus relative dans l'univers féminin...
Si je pense "ennuyer" un ami en allant dormir dans son salon le jour où je me trouve à la rue, c'est qu'il n'a jamais mérité ce nom (et inversement bien sûr)...,
En général d'ailleurs, c'est surtout Miss Bonne Amie et son fameux "Il est sympa ton copain mais il compte rester longtemps?" qui est "ennuyée"...
J'espère en tout cas que vos vraies rencontres avec de vrais blogueurs dans la vraie vie furent agréables et profitables... les interactions entre virtuel et réel étant parfois hasardeuses...
Ecrit par : uno | lundi, 05 septembre 2005
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. L'amitié consiste bien sûr en le soutien et l'entraide, avec tous les éventuels désagréments que cela engage. Mais si A se fait un devoir de prêter son canapé, son argent et sa fourchette à B quand celui-ci est dans la mouise, B peut aussi penser à A au moment où il décide de faire une folie dispendieuse et dispensable qui l'enverrait à coup sûr sous les ponts si A n'existait pas.
Quant à l'amitié peut-être plus relative dans l'univers féminin, c'est peut-être pour ça que je n'ai presque pas d'amies...
Ecrit par : Polyphème | lundi, 05 septembre 2005
C'est dingue, mais j'ai tout lu. 42 commentaires sous la note et pendant un bon quart d'heure. Et le temps qui passe, hélas, n'est pas virtuel.
Ecrit par : Lampion | vendredi, 09 septembre 2005
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