jeudi, 15 juin 2006
Des mamans et des papas sexy
À l'occasion de la Fête des mères – pardon, de la Fête des mamans –, on a vu plusieurs publicités vanter les « mamans sexy ». Hier je suis passée devant une affiche pour la Fête des pères où l'on voyait un homme avec des traces de rouge à lèvres sur la joue. Au début je n'ai pas compris de qui était censé venir ce bisou puisque dans mon imaginaire rétrograde les traces de rouge à lèvres sont associées au baiser amoureux, voire illicite. De toute évidence pourtant, c'était la suggestion d'un baiser de fille aimante sur la joue de son père.
Il y a une différence entre « la plus belle des mamans » qu'il est habituel de vanter et « la plus sexy des mamans », mais elle n'est presque pas perçue. La nouveauté, c'est la sexualisation de la relation parents-enfants, d'une façon parfaitement inquiétante. Il faut offrir à sa mère des accessoires qui la rendront sexuellement désirable, il faut embrasser son père comme le ferait une maîtresse. Il me semble que cela concourt à un effacement supplémentaire de la frontière entre parents et enfants, à un brouillage dangereux des rôles.
10:50 Publié dans Symptômes | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note


Commentaires
Dans votre imaginaire rétrograde l'épouse légitime, par quelque pouvoir magique sans doute, ne laisse pas de trace de rouge à lèvre.
A moins qu'une fois mariée et mère elle passe tellement de temps en cuisine ou à s'occuper de la lessive et des enfants qu'elle n'a plus l'occasion de laisser des traces de rouge à lèvres.
De plus pour vous il semble aussi que les relations familiales soient figées dans une relation jeune enfant et parent, la fille adulte n'ayant plus de contact avec son père et donc ne risquant pas de laisser des traces de rouge à lèvre en embrassant son père.
De même la mère qui embrassant ses enfants avant de les laisser partir à l'école et laissant des traces de rouge sur leur joue est une immonde débauchée participant à alimenter leur complexe d'Oedipe et entretenir l'hyper-sexualisation de notre société.
Absolument brillant !
Je suppose que vous avez longuement réfléchi avant d'émettre une hypothèse pareille ?
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Je vous parle de symbolique, vous me sortez des contre-exemples anodins. C'est idiot ! La dimension imaginaire et symbolique collective est quelque chose de prégnant et ne saurait s'annihiler par des contre-exemples qu'on peut toujours s'ingénier à dénombrer par dizaines (petit jeu auquel vous êtes très forte), mais qui ne revêtent pas de dimension symbolique.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 15 juin 2006
Ah, la symbolique, la tarte à la crème des déclinistes...
Et vous attachez sans doute également une grande importance à la psychanalyse ?
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Mais ça veut dire quoi, "décliniste" ? Je fais plutôt partie des gens qui ont l'espoir que ce sera mieux demain (et qui comptent y participer), mais pour cela il faut commencer par comprendre ce qui ne va pas aujourd'hui.
Ecrit par : Polyphème | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
En ce qui me concerne, un signe fort d'un évident "déclin" que je perçois, ce sont les propos que vous avez tenus ici il y a quelques jours, affirmant que l'inceste ne vous posait aucun problème de moralité ou de sens.
Vous me faites vomir.
[dois-je préciser que c'est du sens figuré avant que vous ne vous envoliez dans de nébuleux procès de la symbolique machin ou de la valeur truc bidule des mots ?]
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
Que l'époque soit capable de produire des gens comme vous, pour qui la vie n'a ni valeur ni sens [je vous cite] témoigne d'un inquiétant "déclin" de la civilisation, oui, je le pense. Si vous vous sentez plus proche du bonobo, du protozoaire, ou du raélien, ne vous privez pas : vivez nue, de chasse et de pêche, et le plus loin possible de toute intelligence autre qu'utilitaire.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Polyphème>
C'est là le noeud du problème, car vous partez sur un à-priori, qui est que forcément la situation actuelle ne fonctionne pas ou est "mauvaise".
Ce qu'il faut ce n'est pas comprendre ce qui ne va pas, c'est avant tout comprendre comment cela fonctionne aujourd'hui.
Pourquoi ? Parce que d'un point de vue purement pratique, comprendre ce qui ne va pas vous permettra seulement de trouver des solutions "révolutionnaires" demandant de l'énergie et des changements de mentalité relativement important, qui rencontreront une opposition relativement forte, ou une inertie importante.
Si vous comprenez comment le système actuel fonctionne sans à-priori, cela vous permet d'identifier des mécanismes utilisables sans trop d'efforts, d'autres qui sont à conserver car ils ne sont qu'un outil qui s'avèrera utile et ainsi de suite.
Votre intention est noble, mais votre façon d'approcher la phase d'analyse me semble vouée à l'échec.
FromagePlus> J'attendrais la permission de Polyphème avant de vous répondre car nous risquons encore de nous engager dans un très long échange et je doute qu'elle souhaite que l'on reparte sur ce sujet.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
Quand vous dites que Polyphème est au coeur du noeud d'un problème, vous partez d'un a priori [ben oui, c'est vous qui demandez toujours des fondements aux déclarations].
Quand vous dites à Polyphème que "son intention est noble", c'est encore un a priori [non, je ne veux pas savoir ce qu'est la noblesse selon vous, mais c'est sans le moindre doute contradictoire avec le fait que rien n'a de valeur selon vous...].
Quand vous dites : "Ce qu'il faut ce n'est pas comprendre ce qui ne va pas, c'est avant tout comprendre comment cela fonctionne aujourd'hui", vous atteignez un pic de logorrhée vertigineux. C'est comme si je vous disais "Le problème n'est pas de savoir s'il fait de l'orage, mais de savoir s'il pleut et s'il y a du tonnerre". C'est du blabla stérile et compulsif, rien de plus.
Sachez enfin que je ne veux plus débattre avec vous pendant des heures. Hormis la théorisation fumeuse et frénétique, vous ne savez rien faire, et rien dire. Vous tournez les mots dans tous les sens, d'amour mourir belle marquise vos beaux yeux me font, vous êtes aussi ridicule que M. Jourdain et Trissotin réunis.
Gros bisous.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus>
Que d'énergie dépensée à me démontrer que vous êtes un imbécile, ou bien était-ce aussi de l'humour ? J'avoue que parfois je ne sais pas, sans doute est-ce le but d'ailleurs.
- Ce n'est pas un à-priori, étudier un problème en cherchant une conclusion précise n'est pas la bonne solution.
Le travail ici n'est pas celui d'un avocat (qui sait qu'il doit démontrer l'innocence de son client, même et surtout si il ne l'est pas), ou du procureur (qui cherche à démontrer l'inverse).
Si l'on souhaite vraiment changer les choses, il faut d'abord les comprendre et on ne peut pas les comprendre si on part d'une conclusion.
Ce que nous propose Polyphème c'est de démontrer que la situation est mauvaise, puis seulement après de chercher à comprendre pourquoi elle l'est.
La démarche est très différente de comprendre le système PUIS de trier le bon du mauvais et d'effectuer un bilan.
C'est comme si en comptabilité vous décidiez du bénéfice à atteindre cette année et que vous traffiquiez les comptes pour arriver au résultat choisi.
- Je ne vais pas rentrer dans la discussion du sens et de la valeur intrinsèque opposée aux valeurs culturelles et personnelles, vous avez apparemment décidé de ne pas comprendre afin d'avoir quelque chose à dire.
L'intention de Polyphème est noble, "changer les choses en mieux", on ne peut imaginer plus noble, que je sois d'accord avec ce qu'elle considère comme mieux est immatériel ici, son but est "beau".
Il s'agirait d'un à-priori si je me permettais de juger la noblesse de son intention déclarée sur la base des intentions cachées que je lui prête, ou des valeurs qu'elle considère comme étant meilleures que les présentes.
Pour l'heure elle n'a rien exprimé qui me permette de juger de manière objective que son but n'est pas noble.
- Mauvaise comparaison.
On pourrait utiliser la comparaison suivante afin d'être plus proche :
"L'important n'est pas de vouloir réparer cette montre mais de savoir si elle est cassée"
ou si on veut me voir plus arrogante :
"L'important n'est pas de vouloir réparer cette montre, mais de savoir si il s'agit bien d'une montre"
- Je crains que vous également ne soyez pas bon à grand chose, vous ne savez que vous réfugier derrière un bon gros sens de prud'homme, des absolus ou dans votre dernier retranchement une mauvaise foi admirable, voire quelques tentatives d'humour vous permettant de prétendre remplacer Sim sur le plateau des Grosses Têtes.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Polyphème>
Allez, je vais être gentille et vous expliquez en quoi exactement je trouve que votre argument est une erreur d'analyse.
Que cherchent à faire ces publicités ? A vendre.
Donc si elles communiquent de cette manière, c'est que c'est la meilleure manière d'optimiser les ventes dans le contexte actuel.
Maintenant il convient de regarder pourquoi, hélas je ne dispose pas de statistiques sur la question, je vais donc me permettre de tirer des hypothèses d'après mes observations parmi les gens que je fréquente, ceux qu'ils fréquentent etc... ce qui n'est pas un échantillon assez représentatif mais peut apporter des éléments de réponse.
Chez les tous-petits, en général ceux-ci n'achètent pas de cadeau à leurs parents, ils les font de leurs petites mains, car après tout c'est le geste qui est symbolique et a de l'importance.
Cette communication ne s'adresse donc pas à eux.
Chez les pré-ados, il arrive qu'avec leur argent de poche ceux-ci achètent en effet un cadeau à leurs parents, cependant ils ont des moyens limités et achètent le plus souvent des gadgets peu coûteux, ils ne sont donc probablement pas la cible de cette communication non plus.
Chez les ados et adultes, il est très répandu que ce soit le père, la mère, qui choisisse, voire achète son cadeau/ses cadeaux, les enfants ne faisant que financer.
On découvre même qu'il n'est pas inhabituel que certains pères utilisent la fête des mères comme une excuse pour faire un cadeau à leur femme (ou bien que leur femme l'utilise comme une excuse pour se faire offrir un cadeau, suivant où l'on se place), la réciproque pour la fête des pères est moins vrai.
Mais l'on comprend tout de suite que c'est là la cible de ces pubs.
Il ne s'agit pas de sexualiser la relation parent/enfant, il s'agit d'inciter les parents à se faire plaisir et à dépenser leur argent d'une manière non traditionnelle.
C'est une tentative commerciale de récupération de la fête des mères par des vendeurs cherchant un profit (je reçois bien des mailings de boutiques de pièces détachées informatique qui proposent des offres spéciales sur les cartes graphiques pour la fête des mères).
Ces publicités ne sont donc pas un véritable problème d'un point de vue symbolique et moral de la manière dont vous l'entendez.
Et oui elles révèlent bien un problème de notre société, mais pas celui auquel vous vous attaquez.
D'ailleurs si l'on regarde bien, nous souvenons nous des publicités pour la fête des mères à l'époque ou nous fabriquions ou achetions nous-même les cadeaux que nous offrions ?
Dans la plupart des cas non, alors que maintenant que nous sommes dans une logique ou notre mère nous indique ce qu'elle veut, voire l'achète, elles nous sautent au visage et nous agressent, nous choquent, pourquoi ?
Pas à cause de leur valeur ou leur symbolique morale, mais parce qu'elles nous rappellent que nous avons perdu la magie de donner, nous avons perdu l'illusion que c'est le geste qui faisait le charme de cette fête et que ce n'est devenu qu'une grande messe consumériste de plus à laquelle nous participons.
C'est un rappel de notre jeunesse et notre innocence perdue. *sort les violons, écrase une larme*
Donc oui, c'est un symptôme, mais à mes yeux le diagnostic est mauvais.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
Je crois que, comme un garagiste démonte un moteur pour connaître un panne -et non pour la provoquer car il ne serait pas garagiste-, on peut s'interroger sur le sens de l'entité "moteur" comme d'une causalité à la mobilité potentielle du véhicule examiné, et en ce sens, nous rejoignons l'utilitarisme fouriériste post-platonicien -dont vous n'avez RIEN compris-, alors que notre propos, comme celui d'un boulanger, est d'avoir une cause et des effets dans l'entité-monde productiviste -je ne parle pas du néolibéralisme post-josé-bové dont votre pensée est issue car vous ne savez pas de quoi vous parlez- à double interversion du flux temporel que l'expérience nous démontre, car nous ne sommes que le fruit de nos chromosomes. D'ailleurs, l'observation d'une montre nous le prouve instantanément, à moins que votre culture ne se limite à "Sébastien c'est fou" , auquel cas vous illustrez une fois encore le poids de votre inculture rhétorico-scolastique, tandis que non, je ne crois pas en le déterminisme libertaire que vous tentez de nous convertir à, malgré tout ce que vous pouvez en penser, car rien n'est innocent dans vos propos, et vous le savez très bien -je renvoie à votre intervention numéro 37 sur cette même page, alinéa 2 bis- vous le savez très bien, dis-je, à l'aune d'un certain rationnalisme kantien dont vous teintez une argumentation crypto-catholique, donc erronée sur ses fondements ontologiques à géométrie variable. Quoi qu'il en soit, pour démontrer quelque chose, il faut qu'il y ait quelque chose, et s'il y a quelque chose plutot que rien, c'est bien la preuve que les Elohim ont débarqué un jour sur terre pour nous tirer de la mouise, exactement comme mickey-mouise fut tiré du néant par Walt-Disney, grand prêtre de l'Opus Dei qui veut la mort de toute liberté différencielle -ce que vous ignorez encore, tête plate- à mesure que croît l'imaginaire rigide d'une classe sociale dominée et atrophiée -dont vous faites partie, inconscient- et que le poids des mots ne dépend que du sens qu'on en fait, ce que je me tue à vous dire, microcéphale. Vous vous cachez derrière le postulat que tout ne vaut que l'inverse du crédit des arguments que vous portez à votre but avoué mais tacite, comme un labrador fuit le caniveau pour mieux sentir l'odeur du trou de balle d'une chienne en chaleur sans perdre de vue son degré de conscience de perpétuation de la race dans l'accomplissment triangulaire déterminisme-liberté-génétique que nous savons depuis les travaux de l'entomologiste Von Braun, qui voulait bombarder Londres à dos de coccinelle. Relisez-vous, tout est pourtant clair : votre problème se situe là où la cohérence défaille, la où la clarté cède devant l'ambiguité d'une néo-reprogravure copiée-collée des aphorismes de Louis Jouvet et de Michel Simon réunis lorsqu'ils disaient à propos du Général Cambronne que sa coprolalie annonçait une nouvelle ère de la psychanalyse moderne, basée sur le refoulement de l'odeur des lieux d'aisance, ce que vous ignorez encore, mononeurone. En conclusion, votre synthétique vision étriquée de la Raison asujettie aux mobiles d'une soi-disant aliénation des actes à une envie de faire pipi ne tient pas la route une seconde, et je vous renvoie à la métaphore du boulanger quelques lignes plus haut, dont parlait Marcel Duchanp quand il citait Pierre-Paul Rubens disant à Michel-Ange que le Titien faisait part à Giotto que la fresque de Fra Angelico ne valait pas la moitié d'un détail des Très Riches Heurs du Duc de Berry, le demi-frère du petit-cousin de son voisin de pallier par sa belle-soeur adoptive. Mais vous ne comprenez rien, évidemment. Retournez jouer aux Legos.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Outis: vous critiquez pour critiquer ou vous avez vraiment une opinion personnelle qui fait que ces publicités ne provoquent pas chez vous quelques réflexions?
Ecrit par : Rat Noir | jeudi, 15 juin 2006
Rat Noir>
Je critique pour plusieurs raisons :
1) Car j'estime en effet l'analyse de Polyphème erronnée ou incomplète.
2) Car j'estime également qu'elle accorde trop de crédit à la symbolique et à ce que l'on peut apprendre de la publicité aussi bien prise en tant que cause que comme conséquence d'une réalité sociale.
Donc oui, cela provoque bien une réflexion, mais radicalement différente de celle de Polyphème, d'où ma critique de sa position. Si j'étais d'accord sur son analyse je n'aurais pas de raison de critiquer.
FromagePlus>
Oh, si c'est un générateur je le veux, sinon vous avez encore plus de temps à perdre que moi, triste constat.
J'arrive tout de même à cacher un minimum de signal au milieu de tout mon bruit, alors que là !
Je constate aussi que vous êtes de nouveau le premier à en venir aux insultes, la dictature de la testostérone (et oui, c'est une perche que je vous tends).
Et qu'avez-vous contre les LEGO, béotien !
Dès la petite enfance le monde se divise en 3 catégories distinctes suivant que l'on préfère les LEGO, les Playmobile ou les Meccano.
En grandissant cela devient une lutte à mort.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Sauf votre respect, Outis, s'il s'agit de testostérone, c'est moi qui vous tend la perche.
Et d'ailleurs votre sexisme est aveugle : vous oubliez que l'enfance inclut aussi les filles, ce qui ajoute encore un bon paquet de "catégories" à votre phrase toute faite.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Et, pour info, j'ai survécu.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Euh, faut reconnaître qu'on peut extraire une idée juste de toute la casuistique un peu encombrante d'Outis, c'est que l'inceste est une notion qui a beaucoup fluctué. Beaucoup plus que la notion de droit de vie ou de mort, sous-jacente dans la question de l'avortement.
Ça vous choque peut-être mais c'est comme ça, Fromage+, le talmud encourage même l'inceste du père de famille sur ses enfants très jeunes, les musulmans se font fort de le rappeler à chaque fois qu'on les attaque sur les femmes battues dans le Coran. Le champ de l'inceste a beaucoup varié dans le code canonique et dans le Code civil. Dans les villages français jusqu'au XIXe, l'inceste était très restreint, alors que dans notre monde moderne, il choque énormément, un mariage entre cousins germains choquera certaines personnes.
Poly me semble un peu imprégnée par cette mentalité assez nettement marquée par le féminisme. Dans l'idéologie féministe, l'abus sexuel est typiquement masculin (et c'est vrai au même titre que l'infanticide est typiquement féminin), alors on en fait un crime particulièrement odieux, le symbole de l'odieuse virilité des hommes. Je crois que c'est plutôt Outis qui a raison, ces publicités sont plutôt un signe de mercantilisation de tout ce qui est sexuel.
Ecrit par : Lapinos | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus>
Justement, c'est vous qui êtes sexiste, pourquoi les filles n'auraient pas le droit de jouer aux LEGO, Meccano ou Playmobile ?
Certes nous sommes généralement dans la catégorie Playmobile, mais tout de même.
Vous je vous vois bien comme un défenseur du Meccano.
Meccano, on suit les instructions, on a peu de marge de manoeuvre, c'est un entraînement à l'absolutisme, de plus cela a un petit parfum de désuétude qui sied bien aux catholiques, ex-pétainistes, royalistes et autres citoyens concernés.
Playmobile, c'est plutôt pour les tempéraments de gauche, on raconte des histoires, on n'a pas de programme, on se moque éperdumment de la réalité, mais qu'est-ce qu'on peut parler.
LEGO, on s'en moque tout ce qui nous intéresse c'est de démonter quelque chose, pour remonter quelque chose d'autre avec les même pièces.
Ce sont trois visions du monde bien distinctes, l'une régie par des règles extérieures et une perception des choix valides comme étant restreints, l'autre basée sur la primauté de la réalité narrative, une bonne histoire étant ce qui fait avancer les choses, tant pis si elle n'est pas en phase avec la réalité physique, et la dernière qui ne s'intéresse qu'à comment combiner des éléments, comment les détruire, les réutiliser.
Les types de jeux oubliés, notamment les plus féminins, sont malgré tout représentés, quand nous jouons avec une poupée, nous sommes plutôt dans la catégorie Playmobile.
Vous me direz qu'il manque les jeux de société, ce qui est normal, mon propos étant celui de la position de l'individu en tant que tel et non au sein du groupe.
Ravie en tout cas que vous ayez pris la perche, cependant sous sa forme la plus littérale et évidente.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Et ceux qui préfèrent lire des bouquins parce qu'ils n'ont pas d'imagination et horreur de savoir comment les choses marchent, pourvu qu'ils sachent comment faire pour qu'elles marchent, ils sont exclus de l'enfance ? de l'humanité ? dites-moi s'il vous plaît ! (oui mon cas est désespéré de toute ma vie je n'ai fait presque que lire et je ne sais toujours pas, c'est une catastrophe)
Fromage vous étiez pétainiste dans votre précédente vie, ou vous avez 87 ans et viré de bord ?
Ecrit par : Nadine | jeudi, 15 juin 2006
Lapinos>
Il faut aussi comprendre les racines du tabou de l'inceste dans nos sociétés.
L'inceste n'est pas particulièrement tabou dans les sociétés "primitives" (on me dira, c'est normal, ce sont des sauvages bla bla bla), mais assez présent dans les civilisations plus évoluées, et plus le milieu est aisé, plus l'interdit de l'inceste est important.
Certains me répondront que c'est normal, c'est le signe d'une meilleure éducation et d'une plus haute morale.
Au contraire, à mes yeux c'est un élément tendant à prouver que le tabou de l'inceste est autant patrimonial que moral.
Après tout, on se mariait entre cousins afin que le patrimoine circule un minimum, mais reste dans la famille.
Cependant l'inceste trop fréquent et entre parents trop proches est contre-productif, il ne permet pas des alliances patrimoniales intéressantes, la conservation de patrimoine n'est donc pas suffisante pour le justifier.
De plus, c'était également un interdit moral léger, mais qui atteint l'ensemble de la famille, donc pratiquer une relation incestueuse, si cela s'ébruite ou qu'un enfant en naît, est un risque, car la rumeur et la disgrâge, même légère, empêche les enfants de se marier aux partis les plus intéressants d'un point de vue patrimonial, il convient donc d'en décourager la pratique.
En gros les éléments qui sont contre l'inceste sont :
- Le fait que cela puisse donner lieu à une naissance ou une union patrimonialement neutre
- La disgrâce sociale aux yeux de certains qui amène à une perte de potentiel patrimoniale
Même en partant du principe que l'inceste soit "contre-nature" et qu'en appliquant la psychologie évolutive on décide que nous le combattons car nos gênes "savent" que c'est une stratégie reproductive peu efficace, cela n'est toujours pas un argument moral.
En gros l'inceste est mauvais car inefficace (et encore, en 2006, avec la contraception !).
Ce n'est bien sûr qu'un élément parmi beaucoup d'autres, mais c'est à mes yeux, notamment au vu de la façon dont évolue notre position morale vis-à-vis des mariages entre cousins à divers degrés, une donnée à prendre en compte.
Il convient aussi de faire une distinction entre deux types d'incestes, l'inter-générationnel et l'intra-générationnel.
L'inter-générationnel (père-fille, mère-fils, oncle-nièce) peut être considéré comme forcément négatif car il est une relation entre une personne ayant une autorité sur une autre, donc même librement consentante, le représentant de la génération la plus basse peut être considéré comme étant influencé. Dans ce cas l'inceste ne représente pas une sexualité véritablement choisie.
L'intra-générationnelle (frère-soeur, cousin-cousine) par contre est plus délicat, il n'y a pas de relation hiérarchique et il existe des exemples d'inceste résultant de sentiments véritables, les pratiquants ayant juste le malheur d'avoir des ascendants communs voire identiques, on ne peut donc que plus difficilement le traiter comme une pratique forcément négative.
Et une fois de plus, cette démonstration ne signifie pas que j'accepte ou encourage l'inceste, simplement que je suis capable de l'analyser de manière détachée sans à-priori et sans recourir à mes grands chevaux moraux.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Nadine> Je parle de la petite enfance, je doute que vous ayez passé vos 3 années de maternelle à lire.
Et je vous comprends parfaitement étant moi-même une lectrice insatiable (cependant nous n'avons sans doute pas les même lectures).
FromagePlus serait un partisan de Travail, Famille, Patrie (ce qui est tout de même moins détournable négativement que Liberté, Egalité, Fraternité il faut le reconnaître, mais est plus limité comme choix de société) ?
Il votera sans doute pour Ségolène alors.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis a parfaitement raison : le Mecano est un jouet catholique, royaliste et collabo, ontologiquement ; et cela en fait un excellent entraînement à l'absolutisme.
Lego est le jouet privilégié des orateurs stériles, des théoriciens socialistes, et des déconstructivistes. Ils feront d'excellents militants des causes citoyennes. Ils aiment Malévitch, Mondrian et ArchiGram, mais moins les Têtes Raides, à cause de l'interférence du Soleil en Mars.
Playmobil est un jouet protestant, végétarien, puritain, matérialiste, et qui porte chance aux Sagittaires, surtout en fin de deuxième décan. Les joueurs de Playmobil croient en les vertus de la psychanalyse, achètent du pain bio et préfèrent le chocolat noir au réglisse. Attention, une petite baisse de forme est à prévoir en fin de mois. Si vous cherchez l'amour, attendez-vous à des affinités avec les Béliers, c'est la saison !
Ceux qui jouent au jeux vidéos portent des slips bleus rayés et aiment les petits pains au chocolat. Ils votent toujours au centre-gauche, donnent pour le Cancer mais pas pour le Sidaction, sont des couche-tard, aiment la bière blonde plutôt que la brune. Ils ne connaissent pas l'amour avant 20 ans. Ménagez votre sommeil, Uranus est dans vos bonnes grâces, sauf si vous êtes nés un vendredi 13 et la tête vers l'ouest.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus> Ne vous moquez, il faut que je vous retrouve l'étude qui m'en a donné l'idée.
En gros, dans la publicité et la communication, les jouets favoris étaient ceux permettant de raconter des histoires.
Les legos étaient majoritaires chez les codeurs.
Quant au Meccano oui je le relie à un certain traditionnalisme car c'est un jouet en perte de vitesse depuis presque 40 ans et qui ne survit que par les parents nostalgiques qui achètent à leurs enfants les jouets avec lesquels ils ont grandis eux-même, c'est le comportement que cela traduit plus que l'objet lui-même qui est intéressant.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Il me semble que les playmo précèdent les lego (dans le temps hein, ontologiquement je ne sais) et que tout le monde y passe un peu. Mais bon.
En revanche sur l'inceste il me semble que vous vous trompez sur le point suivant : il est très tabou dans beaucoup de sociétés primitives, Lévi-Strauss s'y est beaucoup intéressé et d'autres avant et après. Je crois que son hypothèse pour expliquer ce tabou est que l'union incestueuse prive les "mariés" de belle-famille, c'est à dire d'une deuxième famille qui multiplie les liens qui protègent l'individu (parce que sur le plan de la santé, les dégâts de l'endogamie ne seraient pas si grave qu'on le dit).
Ecrit par : Nadine | jeudi, 15 juin 2006
Dans ma jeunesse, j'ai joué aux Lego, aux Playmobil, aux Mécano, aux vélos, aux bateaux, aux maquettes, aux cabanes, au docteur, aux pétards, aux marionnettes, avec des bouts de ficelle, avec des sacs plastiques, avec des tuyaus d'arrosage, avec des skate-boards, des patins à roulettes, des marteaux, des clous, des piles, avec rien du tout, avec tout ce qui traînait.
Il faut en conclure quoi ?
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Nadine> Tout faux, Playmobil date de 1974, alors que la brique LEGO est apparue dans les années 50.
Vous avez raison dans le sens de l'union incestueuse, mais pas du rapport incestueux il me semble, mais il est vrai que cela fait trop longtemps que je n'ai pas touché à la question sérieusement. Je vais revérifier je crois, enfin il me semble qu'il s'est surtout attaché aux formes inter-générationnelles.
Enfin cela appuierait partiellement l'hypothèse patrimoniale proposée, la protection "sociale" remplaçant alors le patrimoine.
Et oui, l'endogamie est un "mythe" (sinon de nombreuses populations animales et humaines auraient disparues depuis longtemps) dans le sens où elle ne pose vraiment problème que si elle est pratiquée sur plusieurs générations sans apport de gènes neufs.
Elle est également un problème dans le cas de problèmes génétiques à caractères récessifs qui sont alors plus enclins à se manifester, mais ce risque existe aussi, de manière bien plus faible, dans toute relation non-incestueuse.
Mais cela ne change pas que le reproduction incestueuse n'est pas une stratégie efficace pour l'espèce, même si elle n'est pas immédiatement dommageable.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus> Arrière, ignoble et immoral relativiste !
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Il paraît que le poète Georg Trakl couchait avec sa soeur. Comme quoi, l'inceste n'empêche pas d'écrire de bons poèmes. En revanche, psychologiquement, il était un peu chtarbé. Une séquelle de l'endogamie, peut-être ? Mais Outis, qui voudrait faire retourner l'homme à l'animalité, va nous expliquer que non.
Ecrit par : Sébas†ien | jeudi, 15 juin 2006
Sebastien> Ce serait une séquelle de l'endogamie si il était déjà né des amours de sa mère avec son frère ou son père (à elle bien entendu, car logiquement il est le fils de son père et de sa mère c'est entendu).
Et l'homme n'a pas besoin de retourne à l'animalité, il ne l'a jamais quitter, ce n'est pas parce que vous mettez un costume à un singe et que vous lui faites dire ses prières 3 fois par jour qu'il cesse d'être un singe.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Sur cette question hyper sérieuse des Playmobil et Lego je voulais dire qu'un enfant jouera plus tôt avec les premiers qu'avec les seconds ; je me suis mal exprimée.
Il y a de nombreuses sociétés primitives où le rapport incestueux est tabou aussi je crains (il n'y a pas que les réacs déclinistes qui s'intéressent à la fidélité conjugale, ça arrive même aux sauvages). Mais il ne pleut plus, je vais prendre l'air loin des distributions de bons et mauvais points, surtout de la part de quelqu'un qui écrit "L'inceste n'est pas particulièrement tabou dans les sociétés "primitives"" et qui pense que je ne sais pas lire (cet orgueil me perdra).
Ecrit par : Nadine | jeudi, 15 juin 2006
Nadine> Oups pardon, je me disais aussi que l'argument était étrange.
C'est plus ou moins vrai, la raison en est surtout qu'on laisse plus facilement les Playmobil aux enfants que les Lego, qui sont par nature plus petits, plus susceptibles d'être avalés etc...
On leur laisse donc les Duplo, enfin dans mes souvenirs et de ce que j'ai pu voir en accompagnant des amis chercher les monstres qu'elles appellent leur enfant, il ne me semble pas qu'on privilégie vraiment le jeu "narratif" par rapport au jeu de construction "libre".
Oui, vous avez raison de le préciser, c'est ma faute ma très grande faute de n'avoir pas été assez précise, je suis d'ailleurs étonné que F+ ne se soit pas encore immiscé pour m'assomer d'un "vous voyez vous dites encore n'importe quoi".
Vous noterez cependant l'emploi de "particulièrement" qui n'en fait pas une constatation absolue.
Et ai-je dit que vous ne saviez pas lire ?
Tsss, c'est mal d'être susceptible, surtout quand on a des choses intéressantes à dire.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis relève à juste titre que le tabou de l'inceste est en grande partie culturel, que c'est une question patrimoniale - et les animaux se soucient assez peu de leur patrimoine, Sébastien.
Les civilisations primitives étudiées par Lévi-Strauss n'ont pas toujours des mœurs rationnelles, elles pratiquent même parfois les sacrifices humains. Restons chez les Juifs, les Grecs et les Romains.
Bien qu'Outis raconte pas mal de conneries, je la trouve assez stimulante intellectuellement. Outis ne voit pas notamment qu'elle est tributaire d'une morale particulière, elle aussi, que cette notion de "sexualité véritablement consentie" qu'elle défend, participe de principes moraux modernes, des principes sans doute pas très éloignés de ceux que Poly voulait défendre avec cette note. Je relève que par rapport à ses réactions précédente, Outis fait un effort pour se pencher sur la réalité sociale passée et présente et ne se contente plus de jongler avec des principes abstraits. Et je l'en félicite.
Ecrit par : Lapinos | jeudi, 15 juin 2006
"Et l'homme n'a pas besoin de retourner à l'animalité, il ne l'a jamais quittée"
A ce postulat matérialiste, je préfère encore l'idée biblique de l'homme conçu à l'image de Dieu. Mais je me fais une plus haute idée de l'homme que vous, qui le réduisez à ses entrailles. Pour vous, conscience, morale, sacré ne signifient rien. Je me demande comment vous faites pour arriver à vivre dans un univers dénué de sens.
Ecrit par : Sébas†ien | jeudi, 15 juin 2006
Lapinos>
Si je le sais très bien, mais je me garde bien de le dire, il faut laisser des angles d'attaques suffisament larges à ses adversaires, c'est dans la nature du jeu.
Quand au changement de terrain, je m'adapte, mais vous comprendrez que lorsque l'on engage le combat sur un terrain particulier, c'est pour une raison bien précise et que l'on n'a aucune raison de choisir celui sur lequel notre interlocuteur tente de nous amener.
Quand au fait que je raconte pas mal de conneries, cela fait partie du jeu, et je remarque que je ne suis pas la seule.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Les Playmobil pratiquent-ils l'inceste ? C'est une bonne question, mais à mon avis c'est plutôt les Lego et les Duplo qui sont susceptibles d'avoir ces pratiques : ils aiment s'emboîter dans toutes les combinaisons possibles, y compris moulantes en latex.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Sébastien> En utilisant mon cerveau, vous savez cette chose que votre Dieu vous a donné afin que vous ne vous en serviez pas (enfin si on doit en juger d'après les signes extérieurs).
Pardon je vous taquine.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus>
Oui, l'accouplement d'un LEGO et d'un Duplo est possible, par contre il ne produit rien de très intéressant.
Cependant au cas où sont repertoriés les hybrides Leplo et Dugo.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
"Car j'estime également qu'elle accorde trop de crédit à la symbolique"
Et pourtant, rien n'existe en-dehors de sa représentation...
Ecrit par : Rat Noir | jeudi, 15 juin 2006
Bon, sérieusement, pour revenir au sujet de la note du jour, je partage le point de vue de Poly : on n'a pas à sexualiser ses parents. Question de morale autant que de dignité, de pudeur élémentaire, ou encore de respect. On trouve son époux, son fiancé, son amant, sa maîtresse ou sa secrétaire sexy, pas ses parents. Le désir sexuel n'est pas à porter sur sa famille, et si c'est le cas, c'est franchement malsain. La consanguinité n'est jamais un horizon radieux, d'ailleurs.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
Rat Noir> Dans notre civilisation la valorisation d'un même symbole est devenue trop individuelle pour que cela soit un argument solide.
C'est bien le problème de notre civilisation, elle est devenue moralement et culturellement hétérogène.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
Tiens, je suis d'accord avec vous sur ce coup-là. Vous cherchez à me séduire ?
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
FromagePlus>
Sauf que la question n'est pas de savoir si l'on doit ou non sexualiser ses parents, mais si c'est en effet le sens de la campagne, à mes yeux ca ne l'est pas, aux votres apparemment.
D'accord sur ? La symbolique ou l'hétérogénéité ?
Et comprenez bien que je ne suis pas contre l'hétérogénéité, au contraire, étant individualiste farouche, pour moi une société homogène est une catastrophe, mais il faut reconnaître que dans notre cas en général ("l'Occident"), et surtout en particulier (la France), nous sommes dans une situation de transition avec une civilisation hétérogène mais des institutions et des réflexes sociaux et moraux, une réthorique adaptés à une société homogène, empêchant à notre société de fonctionner.
On peut blâmer l'hétérogénéité et vouloir couper les têtes qui dépassent et revenir aux années 50, ou l'on peut s'arrêter, réfléchir, et tenter de trouver un système permettant de gérer cela sans que la société n'éclate à cause de communautarismes se tirant dans les pattes.
Je suis pour la seconde solution, vous semblez plutôt pencher pour la première, un même diagnostic, mais une approche de la solution différente.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis:
D'accord avec vous sur "C'est bien le problème de notre civilisation, elle est devenue moralement et culturellement hétérogène."
Mais puisque vous changez d'avis en permanence et que vous trouvez finalement que ce n'est pas un problème, nous voilà brouillés de nouveau :)
Cessez de jouer à la fi-fille, voulez-vous ? C'est pénible.
Et arrêtez de m'attribuer des jugements à tout bout de champ, c'est fort peu courtois.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
[Et sinon, quand une campagne publicitaire "communique" sur "un papa sexy", le doute n'est pas permis quant à la sexualisation des parents. Ou alors vous êtes furieusement autiste.]
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
On sexualise les parents (mais aussi les enfants : dès 9-10 les petites filles s'habillent en lolitas) et après on s'étonne qu'il y ait de la pédophilie. On voudrait mettre de l'huile sur le feu qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Ecrit par : Sébas†ien | jeudi, 15 juin 2006
D'un autre côté, il n'y a pas à sexualiser les parents, si ils sont parents c'est bien parce qu'ils le sont...
Ou alors personne ne vous a encore expliquer que les cigognes qui déposent les bébés dans les choux ou les roses c'est pour de rire.
FromagePlus>
Le fait que ce soit un problème ne veut pas dire que cela soit mal, quelque chose de positif peut être un problème dans un contexte qui n'est pas favorable.
Quand on greffe un coeur, il y a des phénomènes de rejet, le "nouveau" coeur est le problème, cela ne veut pas dire pour autant qu'il soit une mauvaise chose.
Sebastien>
Ah ! La pédophilie, ce croque-mitaine moderne.
J'ai le choix entre l'approcher sérieusement ou bien vous taquiner en vous rappellant que ce sont les représentants de votre foi qui en sont souvent taxé.
Je m'abstiendrais, nous avons déjà deux fronts ouverts (voire 3 si l'on compte les LEGO), ce serait un vice que d'en ouvrir un troisième.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Outis,
Vous confondez tout en permanence, le général et l'anecdotique, et vous mettez des pancartes de 8 mètres de large sur des idées qui mesurent 1 mm.
Enfin bref, je ne vais pas m'étendre, voilà trois fois -au moins- que vous nous dites que vous ne prétendez pas détenir la vérité... Ce que je voulais dire, c'est que vous allez un peu vite en besogne, en oubliant deux choses :
1. Les théoriciens et pratiquants de la pédophilie se trouvent en très grand nombre dans la clique des soixante-huitards de Libération ou du Monde, qui voulaient jouir sans entrave avec des petits garçons et des petites filles. Les Cohn-Bendit et autres ont tenus des propos très clairs à ce sujet, mais comme ils font partie des réseaux de la bien-pensance, ils sont à l'abri de tout procès et de toute publicité. Renseignez-vous sur la Toile, les sources ne manquent pas pour dénoncer cette pédophilie idéologique.
2. A l'opposé des prosélytes du jouir forcené, pour qui la pratique du sexe avec des enfants est l'accomplissement de l'idéologie, un prêtre qui pratique la pédophilie TRAHIT son engagement et sa foi.
Ne mélangez pas tout, s'il vous plaît.
Ecrit par : fromageplus | jeudi, 15 juin 2006
"Je m'abstiendrais"
Vous avez raison. "La plus grave maladie du cerveau, c'est de réfléchir" (devise Shadok)
Ecrit par : Sébas†ien | jeudi, 15 juin 2006
Pour rebondir sur ce que dit F+ :
http://fr.altermedia.info/medias/libe-face-a-son-passe-pedophile_8212.html
J'ai ouvert un nouveau front, désolé.
Ecrit par : Sébas†ien | jeudi, 15 juin 2006
Outis n'a pas tout-à-fait tort avec ses cigognes, vous planez un peu Fromage. Et puis "sexy" ça ne veut rien dire, on l'utilise à toutes les sauces. La pub utilise des images sexuelles mais elle ne vise pas un but sexuel, elle flatte tous les instincts, entre autre l'instinct sexuel, dans un but mercantile, après il y a un phénomène de mimétisme parce que tous ces publicitaires n'ont pas une imagination débordante. La pub finit même au contraire par anihiler la réalité sexuelle, par la nier.
Les parents n'attifent pas leurs fillettes pour les rendre sexuellement désirables, pour exciter les appétits pédophiles, mais pour faire comme tout le monde, pour imiter telle chanteuse, ils ne se rendent même pas compte que c'est de la provocation sexuelle. Au contraire, la pub désexualiserait plutôt les rapports humains, les rapports commerciaux prennent le pas sur tous les autres.
Décidément les raccourcis de Poly (je parle pas de ses jupes) sont parfois aussi improbables que ceux d'Outis !
Ecrit par : Lapinos | jeudi, 15 juin 2006
"Les parents n'attifent pas leurs fillettes pour les rendre sexuellement désirables, pour exciter les appétits pédophiles, mais pour faire comme tout le monde, pour imiter telle chanteuse, ils ne se rendent même pas compte que c'est de la provocation sexuelle."
Ah, bon... Ah ben ça va alors, tout baigne, c'est cool, je retourne regarder la télé, moi.
Ecrit par : paratext | jeudi, 15 juin 2006
Souhaitons sincèrement que le "raccourci" de Polyphème en soit effectivement un.
En bonne lectrice de Philippe Muray, elle a relevé, dans cette publicité, un signe de ce que celui-ci désignait comme l'élimination du dernier des tabous et peut-être se trompe-t-elle.
Mais peut-être pas. La "sexysation" des parents (forcément jeunes et beaux), aussi publicitaire soit-elle et par là même désexualisante, peut constituer un premier et décisif pas en ce sens.
A propos de Muray : Outis, vous êtes le personnage central du roman posthume qu'il est en train de nous livrer.
Ecrit par : paratext | jeudi, 15 juin 2006
Attention ! Dans Muray comme dans le "Da Vinci code", il y a autant de bobards que de trucs sensés et c'est pas facile de faire la part du faux et du vrai.
Ecrit par : Lapinos | jeudi, 15 juin 2006
Par exemple ?
Ecrit par : paratext | jeudi, 15 juin 2006
Lapinos oriente la discussion d'une manière intéressante et cela rejoint la proposition que le problème de notre société est son hétérogénéité.
Aux yeux des non-absolutistes, cette communication participe à la désexualisation d'une symbolique qui était autrefois avant tout sexuelle; sa banalisation la neutralise et fait en sorte que toute une imagerie que l'on considérait comme "osée" est désormais neutre, voire au contraire tellement banalisée qu'elle ne provoque plus le désir voire le tue.
A l'autre bout du spectre, nous avons les absolutistes, traditionnalistes bien occidentaux, principalement catholiques, mais aussi les immigrés encore emprunt d'un absolutisme coranique. A leurs yeux c'est un signe d'hyper-sexualisation et de décadence, cela provoque chez eux une impression que "eux", les autres, les non-croyants, sont forcément des dépravés cherchant l'orgie permanente.
Certains réagissent en le critiquant et en déplorant cette dégradation morale, d'autres en mal de repères (horrible expression démagogique) prenne cette perception comme réelle et se mettent à vouloir coûte que coûte leur part du gateau et/ou tentent de faire respecter parmi les femmes de leur entourage ce qu'ils estiment être décent.
Quand Lapinos dit que les parents ne se rendent pas compte que c'est de la provocation sexuelle, j'irais même plus loin en proposant que c'est désormais seulement une minorité (importante certes) qui considère cela comme de la provocation sexuelle.
Lapinos> J'aimerais attirer votre attention qu'un raccourci vous mène bien de votre point de départ à votre destination, la seule différence étant que le chemin est plus court, c'est exactement ce que sont nos raccourcis, à Polyphème et moi-même, nous exposons nos idées, sans pour autant vous faire profiter des multiples réflexions et des années de littérature ou d'expérience qui nous ont amenées à formuler ces idées ou hypothèses.
Le fait que nous ne divulguions pas l'entièreté de la démonstration et nous contentions de raccourcis, peut-être hasardeux, ne veut pas dire pour autant que ce soit juste des idées n'ayant pas fait le fruit d'une réflexion préalable.
paratext> Tiens Muray, meilleure référence que Houellebecq ou Dantec.
Il faudra un jour m'expliquer cette manie d'utiliser des romanciers comme référence sociologique ou philosophique.
Pourquoi pas BHL tant qu'on y est ?
Etonnant également chez les déclinistes qui ont cette tendance, on voit souvent Houellebecq, parfois Dantec, plus rarement Muray, mais quasiment jamais Volkoff, pourtant c'est le plus fréquentable, le plus posé, le plus efficace, mais probablement aussi le plus clair sur ses positions ce qui en fait un personnage moins fréquentable, les pseudo-décadents, caricatures de cyniques ont plus la côte étrangement.
Etonnant aussi de ne pas trouver Coupland, et aucune référence au Dernier Homme d'Atwood ?
Pas assez franchouillard sans doute, le décliniste aime à se cantonner à son petit hexagone, ce qui vient d'en dehors de nos frontières, de chez les barbares, n'étant que forcément inférieur ou dangereux.
Sebastien, FromagePlus>
Nous ouvrirons ce nouveau front plus tard, il est déjà bien tard et demain je suis réquisitionnée pour vendre des armes afin de lutter contre la démographie en Afrique.
Ecrit par : Outis | jeudi, 15 juin 2006
Ah tiens c'est marrant ca. Je serais un absolutiste. C'est drôle ca, moi qui croyais être une personne normale.Olala vite il faut que je fasse une psychothérapiiiie.
Plus c'est long, plus c'est con, pour paraphraser le poète. Outis, champion du Monde !!!!
Ecrit par : H.Y. | vendredi, 16 juin 2006
Outis, je rejoins votre idée de la "désexualisation d'une symbolique autrefois sexuelle". "sexy" est un mot employé à tour de bras qui, comme tout ce dont la pub s'empare, ne gardera pas son sens très longtemps. Mais on peut regretter qu'un mot qui comporte "sex" se détache de la signification sexuelle, car à la différence de "con", "sexy" ne pourra se détacher totalement de son sens premier.
Qu'avez-vous donc avec les "déclinistes" ? Méfiez-vous de ne pas théoriser sur un ensemble vide... Le décliniste serait catho tradi, mais lirait Houellebecq et ses histoires de partouzes, mais pas un Génération X asexué au possible ??? Il existe, ce gars-là ?
Quant à Houellebecq, qu'il ne soit pas "penseur" ne signifie pas qu'il n'ait rien à dire sur la société, et il a peut-être plus à dire sur la sexualité que des sociologues au concepts creux qui ne s'intéressent guère à ce phénomène-là ! Il ne fournit pas une référence scientifique voire philosophique (au sens de "critique"), mais beaucoup de sociologues non plus !
Dernière chose : les points de vue que vous tenez sur l'inceste/l'animal/l'homme me surprennent un peu. L'inceste est très peu pratiqué dans le monde vivant, la seule nouveauté chez l'homme, c'est l'identification de l'inceste à un mal. C'est juste le moyen de l'éviter qui change.
Ecrit par : Polem | vendredi, 16 juin 2006
Si Lapinos repasse par ici, merci d'éclairer ma lanterne concernant les "bobards" qu'aurait proféré Philippe Muray.
Polem, il me semble qu'on peut assez vite remarquer que les petites cases dans lesquelles Outis s'évertue à faire entrer les choses qu'elle lit ou observe constituent autant d'"ensembles vides".
Ecrit par : paratext | vendredi, 16 juin 2006
Suis-je le seul à trouver dans la "sexualisation" de la relation parent-enfant une sorte "d'ouverture du marché" (dans le sens de Houellebecq) plutôt que de la franche pédophilie?
Si les parents doivent être sexys, ça ouvre de nouvelles perspectives marketing, un peu comme les "métrosexuels" qui consomment autant de crème pour le visage que des filles.
Et si les enfants doivent être sexys, c'est autant de shopping en plus.
Ecrit par : Rat Noir | vendredi, 16 juin 2006
H.Y.> Oh, un Trollus Vulgaris.
Polem>
Et pourquoi voudriez-vous que l'on ne le détache pas totalement de son sens premier ?
De nos jours lorsque l'on parle de "faire l'amour", il n'y a plus personne pour l'interpréter dans son sens premier, faire la cour, l'expression étant devenue purement sexuelle.
Et pourtant elle utilise bien la notion d'amour qui n'est pas forcément sexualisée, alors pourquoi penser qu'un terme lié au sexe ne puisse pas perdre ce sens évident ?
Une fois de plus, vous émettez un jugement erronée en vous basant sur une inversion logique.
Si je vous dis qu'un africain, un chinois et un indien cheyenne sont humains, vous n'allez pas en déduire qu'il faut être les trois à la fois pour être humain que je sache ?
Ce qui caractérise le décliniste n'est pas qu'il soit catholique etc...
C'est le déclinisme qui regroupe tous ces gens.
Le déclinisme c'est ce sentiment que notre civlisation/société/culture/morale se délite, que nous sommes dans une période de décadence, dans une fin de règne et que l'on voit tout ce qui est "moderne" (oui, les déclinistes adorent s'en prendre aux "modernes") avec méfiance, dédain.
Ce sentiment on le retrouve chez beaucoup de catholiques, on le retrouve également chez Houellebecq, Dantec, Volkoff, Muray, Coupland, tous avec leur sensibilité, mais leur constat est le même, avec des nuances allant de "c'est la décadence, chouette" à "c'est la fin de la civilisation" en passant par "c'était mieux avant" et "c'est le chaos social d'une phase de transition culturelle".
Houellebecq n'a hélas rien à dire si ce n'est ventiler ses frustrations et ses fantasmes, ce que l'on apprend en lisant Houellebecq n'est qu'un commentaire sur Houellebecq, pas sur notre société.
L'inceste est au contraire très pratiqué dans le monde vivant, et l'est de plus en plus chez les espèces dont l'habitat disparaît.
L'inceste est relativement "rare" dans le monde vivant principalement car ce n'est pas une stratégie de reproduction intéressante, ce n'est pour les espèces sociables pas non plus une stratégie intéressante pour le positionnement au sein du groupe, mais ce n'est pas une pratique qui est évitée.
On retrouve la pratique de l'inceste chez les insectes (pardon, je ne pouvais m'empêcher de profiter de l'anagramme), les félins, les rongeurs, les canidés, les équidés, les cétacés etc...
Il ne se produit que rarement lorsque la situation offre suffisamment de choix de partenaires, mais même avec une abondance de partenaire il reste présent.
paratext>
Ce que l'on appelle un mot est en soi une petite case destinée à convoyer un sens, une nuance, ou un groupe de sens précis.
Définir les notions d'absolutisme/relativisme/déclinisme etc... ne signifie pas mettre les gens dans une petite case et les stéréotyper.
Cela signifie simplement prendre un raccourci pour désigner un comportement, une croyance, des caractéristiques du mode de réflexion de la personne désignée.
Ce n'est donc pas un "ensemble vide", si ce n'est pour ceux qui ne comprennent pas la fonction du langage.
Rat Noir>
Exactement, mais n'utilisez pas Houellebecq car son emploi du terme est justement sexualisé.
Ecrit par : Outis | vendredi, 16 juin 2006
Outis,
"De nos jours lorsque l'on parle de "faire l'amour", il n'y a plus personne pour l'interpréter dans son sens premier, faire la cour, l'expression étant devenue purement sexuelle."
J'ignorais que "faire l'amour" désignait initialement "faire la cour". Je veux bien que vous me donniez la source de ce que vous avancez, Outis, car il me semble que "faire l'amour" est extrêmement clair : c'est passer des mots du sentiment à la pratique du sentiment, c'est-à-dire un sens sexuel par définition.
Ecrit par : fromageplus | vendredi, 16 juin 2006
"Locutions diverses. Faire l'amour, courtiser, être en commerce amoureux. Ah ! lâche, fais l'amour et renonce à l'empire, RAC. Bérén. IV, 4." (Littré)
http://sentiments.zammel.org/definitions/amour.php
Ecrit par : Sébas†ien | vendredi, 16 juin 2006
Merci :)
Ecrit par : fromageplus | vendredi, 16 juin 2006
Dans "Georges Dandin" de Molière, Claudine s'exclame : « Par ma foi! il mériterait qu'elle lui fît dire vrai; et si j'étais en sa place, je n'y marchanderais pas. Oui, Monsieur, vous devez, pour le punir, faire l'amour à ma maîtresse. » Il s'agit uniquement de courtiser ladite maîtresse, certes pas de la connaître.
Ecrit par : Polyphème | vendredi, 16 juin 2006
Sébastien a répondu plus vite que moi !
Ecrit par : Polyphème | vendredi, 16 juin 2006
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