jeudi, 04 janvier 2007

Le droit des moutons à être gays, et autres calembredaines

Par les temps qui courent on a souvent l'impression de rêver éveillé, notamment grâce à l'organisation américaine PETA qui défend les animaux et qui atteint souvent le summum du délire. Pourquoi ne peut-on dénoncer des pratiques comme l'élevage de poulets en batterie ou le gavage des oies sans tomber immédiatement dans le fanatisme végétalien et le manque de discernement absolu ? C'est un mystère... Les militants de PETA en arrivent à idolâtrer les animaux de façon telle qu'il ne voient pas le ridicule d'un slogan comme : « Fish are friends, not food » (les poissons sont nos amis, pas de la nourriture), ni le grotesque qu'il y a à dénoncer le « traumatisme » des ânes et des bœufs figurant dans les crèches vivantes à Noël. L'association donne la définition suivante des animaux : « des êtres totalement dépendants de notre compassion et de notre engagement à les défendre. » Avec de tels raisonnements, on a vite fait de préférer les animaux (= gentils) aux hommes (= mauvais).
La dernière en date, c'est PETA qui s'indigne d'une étude menée par une université de l'Oregon sur les moutons homosexuels, et qui a réussi à mobiliser la joueuse de tennis Martina Navratilova comme porte-parole de la cause des moutons gays. Défense de rire. Que cela, précisément, ne fasse pas rire, est le signe définitif que nous nageons en plein onirisme. 

Commentaires

Sur un point précis que vous abordez vous auriez pu attendre le témoignage de Cadichon pour vous prononcer.

Ecrit par : Un lapin | jeudi, 04 janvier 2007

Il est gay Cadichon ?

Ecrit par : Artemus | jeudi, 04 janvier 2007

"Les insectes sont nos amis
Il faut les aimer aussi..."

Ecrit par : fromageplus | jeudi, 04 janvier 2007

Traînera-t-on en justice les mangeurs d'huîtres ? Faut-il condamner les baleines pour génocide anti-plancton ? Enverra-t-on en prison les automobilistes au pare-brise maculé de moucherons écrasés ? Retirera-t-on de la vente les insecticides ? Les enfants de Don Quichotte offriront-ils un logement décent aux cafards, aux rats et aux pigeons exclus ? Faut-il reconduire à la frontière les oiseaux migrateurs ? La flore intestinale a-t-elle un titre de séjour en règle pour coloniser les gros côlons ? Les escargots pourront-ils participer aux Gay Games ?

Le XXIème siècle est une aventure palpitante, un destin héroïque, une épopée grandiose, une lumière éclatante, le règne de l'Esprit.

Ecrit par : fromageplus | jeudi, 04 janvier 2007

Attention Poly,
"nager en plein onirisme" est une expression qui pourrait offenser la susceptibilité de la gent aquatique. Prenez un bon avocat.

Ecrit par : fromageplus | jeudi, 04 janvier 2007

philipe muray aurait adoré, c'est sûr!

Ecrit par : hoplite | jeudi, 04 janvier 2007

Le risque d'être contredit par un mort est faible.

Ecrit par : Le même lapin | jeudi, 04 janvier 2007

Et voilà, c'est toujours pareil! Chaque fois qu'on a besoin de Cadichon, il est pas là!

Ecrit par : un râleur | vendredi, 05 janvier 2007

Loin de moi l'idée de lancer une nouvelle polémique inutile, juste quelques précisions à propos de cette histoire (je le concède absurde) de moutons gays :
A l'origine de l'indignation, des études menées par des scientifiques sur des moutons dont il est idiot de dire qu'ils sont gays (anthropomorphisme délirant) mais dont on constate qu'ils ont des pratiques sexuelles dirigées vers des congénères de même sexe. Il s'agit de redresser ce qui est considéré comme une déviance (pourtant observée chez plus de 1500 espèces). Ce qui inquiète Martina Navratilova et d'autres associations de défense des droits des personnes homosexuelles, c'est cette obsession (grandissante outre atlantique) à vouloir changer la sexualité d'un être. Cela dit, proclammer "le droit d'un animal à être gay" est bien entendu une énormité.
Tous mes voeux de bonheur pour l'année qui arrive

Ecrit par : Renan | vendredi, 05 janvier 2007

Au fait pourquoi serais-je censé être expert en moutons gays? Le fait d'avoir pris comme pseudo, un personnage animal de la comptesse, me rendrait expert en la matière?
Désolé de devoir faire mon outing mais je suis hétérosexuel.

Ecrit par : Cadichon | vendredi, 05 janvier 2007

Renan,
Entre un scientifique qui investit des millions dans l'étude de l'homosexualité ovine, et des groupes d'homosexuels homosexuellistes qui protestent au nom du droit des animaux à exprimer leurs préférences sexuelles, avouez que dans un camp comme dans l'autre on est en plein délire !

Qu'on foute la paix aux moutons, qu'on nous les serve bien cuits et bien tondus, et qu'on investisse des millions dans des causes scientifiques un peu plus dignes ! Merde, on a pas que ça a foutre que de voir s'étriper les Modernes !

Ecrit par : fromageplus | vendredi, 05 janvier 2007

Prochain sujet : les poneys qui se chevauchent sont-ils gays ?

Ecrit par : Artemus | vendredi, 05 janvier 2007

@Cadichon:vous êtes hétéro et vous venez poster ici? ....Comment ça?....Mais alors personne ne vous a rien dit?!?

Ecrit par : XP | vendredi, 05 janvier 2007

J'ai beaucoup aimé la proposition de Nevratilova sur l'utilisation optimale qui pourrait fait être de cet argent "dilapidé" dans la science...

"Vous trouverez sûrement un moyen de rediriger les millions de dollars d'impôts actuellement engloutis dans ces expériences vers des projets plus intéressants, par exemple le financement d'un centre gay et lesbien d'encouragement au dialogue et à la tolérance envers les personnes de toutes préférences sexuelles".

C'est beau comme l'Eglise médiévale: financez-moi une cathédrale et j'oublie vos péchés.

Ecrit par : Simon | vendredi, 05 janvier 2007

Remarquez, on dit bien gai comme un pinson, ou pédé comme un phoque...

Ecrit par : Ph. | vendredi, 05 janvier 2007

pédé comme un phoque, c'est justement le titre du dossier consacré à la sexualité parfois déviante des animaux dans Hétéroclite n°8... faut-il s'indigner à chaque fois qu'un débat inutile est lancé. N'avez-vous jamais ressenti ce plaisir inégalé d'une conversation dont on sait qu'elle ne sert à rien, n'avez vous jamais jubilé de raler par principe (si, j'en suis sûr), de pleurer parce que tout le monde est sec, de danser seul en écoutant de la musique naze parce que dehors les autres marchent en file indienne. Bien sûr j'entends bien la réponse de fromageplus (à laquelle j'adhère raisonnablement) mais putain --vulgarité circonstancielle-- ça fait du bien de poser des questions idiotes, pour la beauté de cette énergie perdue à rien. Je pense d'ailleurs que tous les contributeurs de ce blog, qui commence à me plaire (comme le singulier l'indique, le blog, pas les contributeurs) malgré quelques agacements d'ordre politique, éprouvent cette jouissance de la contradiction, d'être en minorité, de proclammer "raison" quand on sait que tout ca n'est qu'affaire de croyance, de dire merde pour ne pas rien dire.
Bonne nuit

Ecrit par : Renan | vendredi, 05 janvier 2007

L'expression pédé comme un phoque vient d'une erreur de transcription. Au départ c'était le foc. http://fr.wiktionary.org/wiki/être_pédé_comme_un_phoque

Ecrit par : Cadichon | vendredi, 05 janvier 2007

Renan,
Qui dit "déviance" dit dit "morale". Le règne animal serait-il soumis à la morale ?

Ecrit par : fromageplus | samedi, 06 janvier 2007

non fromageplus, qui dit déviance dit "norme", il existe des normes qui régissent chaque système : l'accouplement avec des congénères de sexe opposé à des fins de reproduction est une norme partagée par de nombreuses espèces. Y déroger revient à dévier...
la morale vient après pour émettre un jugement sur l'opportunité, la beauté ou le danger de la déviance en question.

Ecrit par : Renan | samedi, 06 janvier 2007

Des "normes" ? Oh mon dieu, Renan, vous voulez dire qu'il existe en société des gens "normaux" et des gens "hors de la norme"??? Réalisez-vous tout ce que cela implique, discriminations et compagnies ??? Je vais vous envoyer l'Inquisition LGBT, moi !

Ecrit par : fromageplus | dimanche, 07 janvier 2007

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