mercredi, 31 janvier 2007
Encadreur de croûtes

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mardi, 30 janvier 2007
Sttellla
10:15 Publié dans Lumière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 29 janvier 2007
La culture pour tous
France-Culture aime à se délocaliser. L'an passé, toutes les émissions avaient été présentées le temps d'une semaine depuis la médiathèque John Lennon de La Courneuve (ça m'est resté...). De temps en temps, les journalistes nous parlent depuis un autre pays, comme si l'information était meilleure ou différente parce qu'on leur a payé un voyage en pension complète. Il n'est pas ici question des correspondants à l'étranger, non : il s'agit bien de présenter les mêmes émissions que d'habitude, mais ailleurs. Si l'on ne le lui rappelait pas tous les quarts d'heure, l'auditeur n'entendrait sans doute guère de différence.
Aujourd'hui, ils sont tous à Beaubourg. Depuis ce matin on les entend se succéder dans le hall du centre Pompidou, avant même l'entrée du public (depuis 10h, il y a un peu plus de brouhaha, mais c'est ça l'info vivante !). À 9h, l'émission « La Fabrique de l'Histoire » recevait Jean-Hubert Martin qui travaillait là les premières années et qui put raconter les transformations du lieu au fil des décennies. Tout cela dégouline de bonnes intentions : rendre la culture accessible, créer un lieu convivial, démocratiser, etc. Pourtant, pas plus tard qu'à la septième minute de l'émission (écoutable ici), on apprend que le hall fut très vite malencontreusement fréquenté par des gens – les salauds ! – qui ne pensaient qu'au chauffage du lieu et qui n'en avaient rien à faire de la culture. De surcroît, tenez-vous bien, « ce forum ressemblait à une gare allemande avec beaucoup de Turcs et de gens d'Europe centrale qui venaient là et qui discutaient pendant toute la journée parce qu'ils étaient au chaud en hiver. C'était un des grands problèmes parce qu'on aurait voulu faire de ce hall d'entrée un lieu toujours plus convivial, y mettre en particulier des bancs pour s'asseoir. Or, évidemment, si on avait fait ça, ç'aurait été encore pire, on aurait eu encore plus de gens qui seraient venus là se chauffer en hiver.»
Ha ! Quelle rigolade d'imaginer la tête de tous ces cultureux de gauche bien en place suintants d'amour pour un peuple fantasmé, et qui se retrouvent avec des Turcs et des Roumains qui viennent palabrer au chaud dans le mépris total des œuvres auxquelles on leur a pourtant si généreusement permis l'accès.
Cette pensée m'aidera peut-être à patienter dans le froid la prochaine fois que je serai dans la file d'attente dehors...
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mardi, 23 janvier 2007
Admirez le trait d'union qui contrebalance les apostrophes coupantes

10:05 Publié dans Enseignes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 22 janvier 2007
« Sisyphe le sourire aux lèvres »
Étrange manière de galvaniser ses troupes… Hier lors d’un meeting (entendu ce matin à la radio), José Bové a sorti à ses camarades de la gauche anti-libérale un argument bien singulier : « Sisyphe il continue à monter à la montagne, est-ce que Sisyphe il est désespéré ? Non, parce que Sisyphe il est comme nous, il a le sourire aux lèvres quand il roule son caillou parce qu’on sait qu’au bout du compte, eh bien, on arrivera à franchir le sommet de la montagne. » (sic)
Ovation générale, baume au cœur des militants.
Prométhée il est content qu’un aigle lui bouffe le foie tous les matins, parce qu’il sait qu’il repoussera !
Œdipe il rigole en se crevant les yeux, parce qu’il sait que cela empêchera la malédiction sur ses enfants ! D’ailleurs Antigone est une ado sans problèmes et bien dans sa peau.
Tantale il est satisfait d’avoir perpétuellement faim et soif, parce qu’ainsi il est solidaire avec Action Contre la Faim !
Il va falloir se dépêcher de repeindre quelques tableaux mythologiques avec des Sisyphe rieurs pour effacer ceux qui encombrent nos musées de souffrance, il va falloir aussi réécrire quelques Électre insouciantes pour oublier ces affreux mythes antiques gratuitement méchants et cruels qui font rien qu’à faire cauchemarder les enfants. Ne cherchons plus, de toute façon l’avenir est dans l’altermondialisme en chantant.
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dimanche, 21 janvier 2007
Prédestination

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lundi, 15 janvier 2007
Système solaire



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dimanche, 14 janvier 2007
Cinq choses peu connues à mon sujet
Ludovic Maubreuil me demande de répondre au questionnaire des cinq choses peu connues à mon sujet. Je me prête au jeu, et observe curieusement que ce sont des anecdotes passées, voire lointaines, qui me sont revenues spontanément, plutôt que des traits de mon caractère présent.
- Vers l’âge de quatre ans je fus opérée des végétations. On m’avait menée à l’hôpital en pyjama, ce qui m’avait beaucoup étonnée. Quand je m’étais réveillée, j’avais eu conscience de saigner du nez. Je pleurai longuement de terreur sur l’épaule de mon père qu’il protégeait d’une serviette. Je reçus par la suite un canevas représentant des montgolfières (que je n’ai jamais terminé) et un train électrique.
- J’ai parfois été somnambule : me relevant tard le soir pour tenir des conversations absurdes à mes parents stupéfaits, sans aucun souvenir au réveil. Ou plutôt, l’une me reste en mémoire, je me revois quittant mon lit pour poser à ma mère une question qui était extrêmement logique dans mon esprit à ce moment. Ma mère ne voulait rien comprendre, c’était très énervant – à tel point que je retournai me coucher en marmonnant. Le lendemain je pensais avoir rêvé tellement mes paroles avaient été dénuées de sens, et ma mère aussi croyait avoir eu des hallucinations, mais nos souvenirs concordaient !
- Je suis née à Lille.
- J’ai appris à jouer du violoncelle et de la batterie. J’ai adoré la dernière autant que j’ai détesté le premier, mais j’ai dû arrêter pour cause d’instrument encombrant et de déménagements incessants. Aujourd’hui sans doute, je jouerais très mal des deux.
- Dans la cour de mon école maternelle, il y avait un arbre aux branches basses, tellement basses que l’on pouvait s’y balancer du haut de nos quatre ou cinq ans. Las !, cela était fermement interdit par les institutrices. Une palanquée de gamins s’y balançait pourtant à chaque récréation. La branche risquait bientôt de craquer. Un jour, passé après une dizaine d’affreux jojos rigolards, un camarade de classe du nom de Rémi cassa bel et bien la branche en l’ayant à peine touchée. Il fut dûment puni et morigéné tandis que les autres, bien plus coupables, couraient libres. Je fus alors soulevée d’un sentiment nouveau, puissant, celui de l’injustice, et partant, celui de la révolte.
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lundi, 08 janvier 2007
Grâce
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dimanche, 07 janvier 2007
Épiphanie
Cette année dans la galette des rois, il y avait la fève la plus incongrue de toute l'histoire de la pâtisserie (et de la chrétienté) : un train marqué en gros "TGV". J'en ris encore.
13:40 Publié dans Symptômes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


