samedi, 03 mars 2007
Che Caviara
Dans la vitrine du tabac haut de gamme en bas de chez moi, il y a un grand coffret de cigares de luxe orné d'un portrait de Che Guevara, étiqueté 2650 €... À quand le marteau en or massif et la faucille en platine rhodié ?
20:05 Publié dans Allons plus loin ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


Commentaires
Le cynisme des patrons du CAC 40 est sans bornes.
Ecrit par : Lapinos | dimanche, 04 mars 2007
Héhé, excellent, Polyphemos.
@ Lapinos
Oui... ils devraient avoir honte d'exploiter les pauvres zenfant des bobos rive-gauche ;o)
Félicitation pour ton blog Lapinos, au fait. Je prend grand plaisir à le lire. Et je vois que je ne suis pas le seul à draguer à la FNAC...
Ecrit par : JuLieN | lundi, 05 mars 2007
Vu votre blogue, Julien, vous faites preuve d'ouverture d'esprit, car je ne peux pas sacquer Friedman, Finkielkraut, Dantec, bref à peu près tous les idéologues que vous encensez. Anticommuniste, je ne me sens pas pour autant obligé de me prosterner devant l'américanisme.
Ecrit par : Lapinos | lundi, 05 mars 2007
@Lapinos
Oui, j'avais cru comprendre ça, ce qui ne m'empêche d'apprécier le vôtre. Ouverture d'esprit dîtes-vous ?
Il n'est pas ici question de se "prosterner devant l'américanisme" (qu'est-ce que ça veut dire, d'ailleurs ? Vouliez-vous écrire "se prosterner devant les américains"?), ou bien est-ce que le libéralisme serait désormais réservé à l'Amérique ? (Comme la péniciline et le jazz ?)
Ce serait dommage de se priver des bonnes choses sous prétexte que les Etats-Unis les aiment et que donc c'est pô bien, non ?
Voici les premières lignes de l'article de Wikipedia sur le libéralisme :
"Le libéralisme est une doctrine politique et économique née dans l’Europe des Lumières aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter, qui sont la liberté, et le plus souvent le droit à la propriété. En conséquence, les libéraux veulent limiter les prérogatives de l’État et des autres formes de pouvoir, quels qu'en soient la forme et le mode de désignation.
Au sens large, le libéralisme prône l'établissement d'une société caractérisée par la liberté de penser des individus, le règne du Droit naturel, le libre échange des idées, l'économie de marché et son corollaire l'initiative privée, et un système transparent de gouvernement dans lequel les droits des minorités sont garantis."
Wikipedia étant une oeuvre collaborative n'est pas à l'abris d'erreurs, bien sûr, mais de l' "Europe des lumières" à l' "Amérique obscurantiste" il y aurait plus qu'une coquille...
Ecrit par : JuLieN | lundi, 05 mars 2007
Une photo, une photo ! :o)
Ecrit par : H.Y. | lundi, 05 mars 2007
Votre coffret à cigare me fait penser à une invitation de Thierry Ardisson que Besancenot s'était empressé d'accepter au 93 Faubourg Saint-Honoré, émission qui réunit au cours d'un cocktail dînatoire baroque, ce qui se fait de mieux en matière de racailles millionnaires ou d'intermittents rebelles.
Notre facteur poupon a cru bon de clamer le plus naturellement du monde, la coupe de Champagne à la main servie par un larbin, qu'il avait la Révolution dans le sang. Devant un Ardisson badin savourant cette compromission.
Ecrit par : Kamarad Alibekov / PKK | lundi, 05 mars 2007
Je voulais dire, Julien, que les idées des Lumières ne me paraissent pas moins stupides que les idées communistes. Si les États-Unis appliquaient les idées libérales qu'ils proclament, il y a longtemps que cette entreprise aurait dû être placée en liquidation judiciaire.
Dans le domaine des échanges internationaux, par exemple, P. de Villiers est le dernier à le dire, nul État n'est plus protectionniste.
Et dans le domaine politique les États-Unis sont gouvernés par des grandes familles plus ou moins mafieuses comme les Kennedy, qui se partagent le pouvoir dans un système bipartite qui exclut qu'un tiers vienne s'immiscer dans le business. Il n'y a pas de liberté, il y a une certaine incohérence politique (la politique n'est pas une préoccupation de businessmen) dangereuse pour les États-Unis eux-mêmes.
Ecrit par : Lapinos | lundi, 05 mars 2007
Pour augmenter votre collection:
Publicité pour une eau minérale:
"n'eau stress, n'eau fatigue"
Publicité pour un nouvel avatar de Coca-Cola:
"Coca-Cola ZERO avec zéro sucres"
"Coca-Cola ZERO, des pelles avec zéro rateau"
Nom d'un restaurant salissant Montmartre, à Paris:
"Au Beau B'art"
Désolé de n'avoir pas de preuves photographiques!
Ecrit par : bepopalula | lundi, 05 mars 2007
Bonjour les raccourcis sur les US ...
Relisez Strauss (et Tocqueville par la même occasion), Lapinos : le système américain n'est pas fait pour museler la liberté de candidats éventuels ; la Constitution du pays n'est que le reflet du vieux fond américain pour le consensus (non pris dans son sens péjoratif). Qui s'en plaindra ?
A tout prendre enfin, je préfère un businessman yankee aux affaires qu'une clique française multipartite qui nous laisse aujourd'hui plus de 1 000 milliards d'euros de dette.
Ecrit par : Edouard | mardi, 06 mars 2007
Je ne vois pas l'intérêt de relire Tocqueville. L'égalité qui d'abord lui paraît une bonne chose finit par inquièter T., mais il ne discerne pas les raisons de cette tendance sociale en profondeur. Pourquoi ne pas me demander de lire BHL tant que vous y êtes !?
Le système yanki est évidemment fait pour empêcher un "outsider" de s'emparer du pouvoir (remember Ross Perrot) ; toutes les oligarchies fonctionnent de cette façon et les États-Unis ne font pas exception à la règle. Les constitutionnalistes français les plus sérieux sont d'ailleurs tentés de réformer notre système dans ce sens, pensant qu'il procure plus de stabilité (la stabilité des É.-U. vient d'ailleurs).
Mais le problème n'est pas là, Édouard, le problème est de savoir quelle politique l'oligarchie veut mener. Et là, on tombe sur le néant, le taux de croissance, c'est à peu près tout, et quelques grandes devises ronflantes par-dessus ça pour méduser le quidam…
Je vous rappelle, Édouard, que les Yankis n'ont rien à nous envier pour ce qui est de la dette publique et qu'ils se sont lancés dans une politique néo-colonialiste dangereuse au Moyen-Orient qui pourrait leur faire perdre un peu de leur superbe taux de croissance.
Ecrit par : Lapinos | mardi, 06 mars 2007
"Néo-colonialisme", comme vous y allez ! Tout simplement cette vocation impériale que l'Europe n'a plus les moyens d'exercer. Pardon de préférer, dût-il en coûter aux finances publiques, une patrouille de Marines dans les rues de Falouja, aux rodomontades humanitaires de gouvernants européens qui n'en peuvent mais !
Ecrit par : Edouard | mardi, 06 mars 2007
Je vous rappelle que les Yankis ont beaucoup contribué à mettre un terme à la vocation impériale de l'Europe, faisant pression sur les Britanniques lors de l'affaire de Suez, sur le gouvernement français ensuite au moment de la guerre d'Algérie. L'armée française avait démantelé l'armée clandestine algérienne sur le terrain (grâce à la torture) ; en Irak, il n'en est rien, les soldats et les 40.000 mercenaires yankis sont repliés sur des bases arrières d'où ils sortent peu, tirant sur tout ce qui bouge. Les Yankis ont détruit l'État irakien. Cette guerre n'a fait "que" 1000 morts dans les rangs américains pour le moment, contre 50.000 au Vietnam, mais déjà l'opinion publique américaine proteste. Qu'adviendra-t-il si les troupes yankies sont obligées de se replier, la queue entre les jambes ?
Quant au discours humanitaire, les organisations yankies et les organisations européennes tiennent quasiment le même. Il est fait pour servir de couverture démocratique au néo-colonialisme. La situation critique dans nombre de pays d'Afrique ou d'Amérique du Sud est le résultat de nombreuses années d'affrontements entre des guérillas financées par les Yankis et les Soviétiques, mais aussi d'une politique malthusienne et "sentimentale" catastrophique. La part du trafic de drogue dans l'économie de certains états sud-américains est énorme.
Permettez-moi de croire, Édouard, qu'à côté de la Colombie, de l'Irak ou de la Somalie, le colonialisme français au Maghreb, s'il était loin d'être parfait, c'était la "dolce vita".
Ecrit par : Lapinos | mercredi, 07 mars 2007
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