samedi, 31 mars 2007
Non, non, rien n'a changé, tout, tout a continué
16:40 Publié dans Lumière | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 27 mars 2007
Aux frites, citoyens !
Comme j'ai quitté la région lilloise à l'âge de cinq ans, je distingue clairement mes souvenirs de très petite enfance qui y sont situés des autres, plus tardifs, ailleurs. Je me rappelle des virées à la plage de Zuydcoote, où mon père m'achetait parfois une barquette de bonnes frites bien grasses arrosées de vinaigre à manger avec une petite fourchette en plastique coloré. Je me rappelle qu'on disait « Je voudrais une frite » alors qu'en fait on en voulait une barquette entière, ce qui me faisait rire. Je me rappelle, près de la Grand Place de Lille, une vendeuse qui m'en avait enroulé une énorme quantité dans un cornet de papier pour un prix ridicule. Parfois aussi c'était la grande expédition en Belgique, le temps d'aller manger une frite. Le long des routes, sur les places, il y avait partout des fritures. Chez ma grand-mère dans le Pas-de-Calais, mon oncle faisait des kilos de frites quand nous venions déjeuner. Avant la percée du tunnel sous la Manche, nous aimions nous arrêter à Sangatte pour regarder la maquette animée du train dans le local d'Eurotunnel, et cela se finissait toujours près d'une baraque à frites stationnée non loin. À la maison, même après avoir déménagé, nous en faisions quelquefois et toute la famille s'y mettait : l'un épluchait les pommes de terre, un autre les coupait en tranches, un autre en bâtonnets, un autre rinçait à grande eau et ma mère cuisait le tout dans une grande marmite pleine d'huile bouillante qu'il était strictement interdit d'approcher. Parfois elle nous servait nos frites dans un filtre à café en jouant à la vendeuse, quand nous étions ravis de faire semblant de lui acheter ces cornets.
La dernière fois que je suis entrée dans une brasserie lilloise pour en manger, je me suis retrouvée devant une assiette de frites surgelées... Samedi, me trouvant de nouveau dans le Nord, j'ai demandé à des Lillois des adresses de baraques à frites. Réponse unanime et spontanée : « Oh là là, ça n'existe presque plus ! Cela va être très difficile à trouver ! ». Dimanche en Belgique, même question aux Belges, et même réponse. « C'est la faute à l'hygiène ! À cause des règlements européens, on n'a plus le droit de vendre de la nourriture de façon itinérante. Les exigences sanitaires sont drastiques et condamnent automatiquement toutes les baraques. » Que des lois émanant de Bruxelles soient parvenues à tuer en quelques années l'un des principaux traits de la culture de cette région laisse deviner l'étendue de leur puissance dévastatrice...
Avis aux amateurs, il y a encore un résistant dans sa baraque à l'entrée du parc de la Citadelle.
11:00 Publié dans Symptômes | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
lundi, 19 mars 2007
The Great Event
It's going to happen very soon. The great event which will end the horror, which will end the sorrow. Next Tuesday, when the sun goes down, I will play the Moonlight Sonata backwards. This will reverse the effects of the world's mad plunge into suffering, for the last 200 million years. What a lovely night that will be, what a sigh of relief, as the senile robins become bright red again, and the retired nightingales pick up their dusty tails, and assert the majesty of Creation!
Leonard Cohen
17:00 Publié dans Lumière | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 05 mars 2007
Vocation

Au cas où l'on ne voie pas bien sur la photo, il s'agit d'un magasin de layette et d'accessoires pour bébés.
18:25 Publié dans Enseignes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 03 mars 2007
Che Caviara
Dans la vitrine du tabac haut de gamme en bas de chez moi, il y a un grand coffret de cigares de luxe orné d'un portrait de Che Guevara, étiqueté 2650 €... À quand le marteau en or massif et la faucille en platine rhodié ?
20:05 Publié dans Allons plus loin ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


