mardi, 15 juillet 2008
En passant
En traversant une énième rue Victor Hugo, je m'aperçois que je ne suis jamais passée dans une rue Gustave Flaubert.
17:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 29 juin 2008
Solennité des saints Pierre et Paul
« Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »
« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam. »
« Tu sei Pietro e su questa pietra edificherò la mia Chiesa. »
« Tú eres Pedro, y sobre esta piedra edificaré mi Iglesia. »
« You are Peter, and on this rock I will build my Church. »
« Du bist Petrus, und auf diesen Felsen werde ich meine Kirche bauen. »
J'ai l'impression que la langue française est la seule à avoir conservé l'identité entre le nom et le mot.
21:07 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 28 juin 2008
Si j'étais un homme
Aujourd'hui dans un magasin, j'ai réentendu une vieille chanson : Ah si j'étais un homme, de Diane Tell. On pourrait ainsi résumer les paroles : « Si j'étais un homme, je serais une vraie femmelette ». D'ailleurs, la chanson était diffusée par Chérie FM, radio virile s'il en est.
19:48 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juin 2008
Hi-han !
Il paraît qu'Elkabbach ne fait pas la liaison dans « Jeux olympiques ». De la même façon, j'entends chaque jour massacrer une nouvelle expression pourtant très commune et gravée dans mes tympans d'une douce euphonie. Il suffit d'écouter ses collègues, ou d'allumer la radio...
Il ne laisse rienh hau hasard.
Les choses se font petih à petit.
Il est parti sanh hun mot.
Danh hun pays comme la France...
Et comme point d'orgue, la suprême injure à la langue française, la plus laide et la plus infamante en même temps que la plus répandue :
les autr' artistes
les autr' enfants
les autr' animaux
les autr' imbéciles
14:04 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 24 juin 2008
Pilori moderne
Il existe de nombreuses raisons de détester un film : mauvais scénario, réalisation stupide ou indigente, acteurs insupportables,... la liste est longue. Néanmoins, les arguments avancés contre Arnaud Desplechin et son Conte de Noël par la critique historienne Emmanuelle Retaillaud-Bajac dans les pages Opinions du Monde me semblent tout à fait inédits : il s'agit de reprocher au film de traiter d'un sujet pas assez moderne. Présenter une famille bourgeoise française dans une œuvre, même si ce n'est pas pour la glorifier, est a priori un crime qui mérite comparution immédiate au tribunal de la pensée réglementaire.
La preuve :
« Quand ses collègues [à Desplechin] essaient de tâtonner vers autre chose (des rockeuses, des marginales, des filles entre elles chez Assayas ou Honoré...), il s'affirme, de film en film, comme un jeune vieillard fièrement cramponné à son système. (...) On saccage avec fracas la belle baraque bourgeoise, sans jamais prendre le risque d'aller voir dans le jardin d'à côté, où les choses pourraient bien se passer d'une manière plus contemporaine, plus complexe. Des Arabes ou des métisses, des agriculteurs ou des cadres moyens, des bisexuels ou des refoulés, des grosses ou des androgynes ? "Pas mon affaire", semble clamer le cinéaste, qui, trop occupé à secouer le cocotier, ne voit pas qu'il s'efforce surtout d'éprouver la solidité de ses racines. Elles sont blanches, bourgeoises, mâles, hétérosexuelles et, sur le fond, assez conservatrices et misogynes. »
J'aime bien la clémence du « assez » qui laisse penser qu'on donnera deux minutes à l'accusé pour répondre avant de lui couper la tête, quand on aurait pu le faire sur-le-champ. L'article entier est à lire ici.
13:47 Publié dans Allons plus loin ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

