mardi, 03 juillet 2007
Déni de réalité
Entendu hier sur France-Info : « Rien ne permet de comprendre comment ces médecins formés en Irak et en Jordanie ont pu devenir des terroristes ». Comme dirait l'autre, la réponse est contenue dans la question...
10:30 Publié dans Symptômes | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
lundi, 02 juillet 2007
Sujet
Question 1
Sachant que les résultats du baccalauréat 2007 sont « en légère progression » selon le ministère de l'Education nationale, vous démontrerez que le niveau monte en étayant votre raisonnement.
Question 2
Calculez le taux de progression sur les vingt dernières années en vous appuyant sur les statistiques officielles du ministère de l'Education nationale.
Question 3
À ce rythme, toutes choses égales par ailleurs, en quelle année le taux de réussite à 100% croisera-t-il le SMIC à 1500 euros ? Vous justifierez votre réponse par un graphique.
21:45 Publié dans Allons plus loin ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 26 juin 2007
Hommage
Monsieur Folliet fut mon professeur d’histoire pendant deux ans, en khâgne. Par hasard, je viens d'apprendre qu’il est mort cette année dans un accident de voiture.
Je n’avais jamais nourri d’intérêt pour l’histoire, et soupirais déjà d’ennui lorsqu’à la rentrée il nous annonça son programme : la noblesse française au XVIe siècle (premier trimestre), de la Restauration au Second Empire (deuxième trimestre) et la paysannerie russe au XIXe siècle (troisième trimestre). En deuxième année, la France entre 1715 et 1789.
Il était très imposant, il ressemblait au père Noël, mais en roux, avec une très grosse barbe rousse et de grands yeux bleus qui ressortaient bizarrement quand il chaussait ses lunettes. Le vendredi après-midi, nous terminions la semaine par deux heures d’histoire. Non seulement aucun élève ne piaffa jamais d’impatience que ce cours prenne fin, mais il arriva même qu’après la sonnerie, nous restions dix minutes de plus pour écouter avec gourmandise l’anecdote commencée par le professeur. Voilà un professeur qui professait. On n’avait pas à prendre de notes pendant ses cours, car, ainsi qu’il nous l’avait expliqué, si nous suivions avec ses propres polycopiés, nous avions l’attention plus disponible que s’il fallait écrire, et de surcroît, lui sachant ce qui se trouvait dans le poly, on n’aurait su venir se plaindre suite à un devoir que « Monsieur, ça on ne l’avait pas vu en cours ».
Il y a sept ans que j’ai quitté sa classe, et quoique sur le moment il n’ait été ni mon professeur favori, ni n’ait enseigné ma matière de prédilection, c’est à lui que j’ai toujours repensé en premier en évoquant la prépa les années suivantes. C’est le seul professeur à qui je pense régulièrement dans la vie de tous les jours – parce que je suis en train de narrer une anecdote que je tiens de lui (ça m’arrive souvent, il nous en a raconté tellement…), parce que je passe sur le pont de l’Université ou que j’arrive à la Gare de Lyon : il nous avait conseillé de les regarder attentivement pour leur style Second Empire – je ne les avais jamais vus avant.
Sa mort me navre. Depuis que je sais la nouvelle, je repense à des détails : il avait une écriture manuscrite très élégante, presque féminine. Il barrait dans les copies les subjonctifs présents pourtant acceptables pour les remplacer par des subjonctifs imparfaits. Il utilisait souvent l’expression « tout se passe comme si… », c’est idiot mais je le revois chaque fois que j'entends ces mots.
Monsieur Folliet inspirait le respect immédiat par l’immensité de son érudition, mais il était intimidant sans doute malgré lui, car son attitude était toujours malicieuse et gourmande. Il s’était d’ailleurs présenté ainsi le jour de la rentrée : « Je m’appelle Folliet, comme les cafés Folliet ».
Puissent ses élèves perpétuer son héritage en transmettant autant qu’il nous a donné.
11:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
vendredi, 22 juin 2007
Renan Luce
La Lettre
J'ai reçu une lettre
Il y a un mois peut-être
Arrivée par erreur
Maladresse de facteur
Aspergée de parfum
Rouge à lèvres carmin
J'aurais dû cette lettre
Ne pas l'ouvrir peut-être
Mais moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
... veux bien qu'elle me nomme
Alphonse ou Fred c'est comme elle veut
C'est comme elle veut
Des jolies marguerites
Sur le haut de ses "i"
Des courbes manuscrites
Comme dans les abbayes
Quelques fautes d'orthographe
Une légère dyslexie
Et en guise de paraphe
"Ta petite blonde sexy"
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
... n'aime pas les nonnes
Et j'en suis tombé amoureux
Amoureux
Elle écrit que dimanche
Elle sera sur la falaise
Où je l'ai prise par les hanches
Et que dans l'hypothèse
Où je n'aurais pas le tact
D'assumer mes ébats
Elle choisira l'impact
30 mètres plus bas
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
... ne veux pas qu'elle s'assomme
Car j'en suis tombé amoureux
Amoureux
Grâce au cachet de la poste
D'une ville sur la Manche
J'étais à l'avant-poste
Au matin du dimanche
L'endroit était désert
Il faudra être patient
Des blondes suicidaires
Il n'y en a pas cent
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
... veux battre Newton
Car j'en suis tombé amoureux
Amoureux
Elle surplombait la Manche
Quand je l'ai reconnue
J'ai saisi par la manche
Ma petite ingénue
Qui ne l'était pas tant
Au regard du profil
Qu'un petit habitant
Lui faisait sous le nombril
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
... veux bien qu'il me nomme
"Papa" s'il le veut !
18:40 Publié dans Lumière | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 16 juin 2007
Jean qui rit, Jean qui pleure
Pas étonnant qu'au PS on ait du mal à s'entendre !
Candidat PS de la deuxième circonscription de Lyon :

Candidat PS dans la première circonscription :

11:35 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


