mardi, 29 juillet 2008
Preuve par le contre-exemple
Quelqu'un qui s'excuse d'être un vrai philistin prouve par le simple usage de ce terme qu'il ne l'est pas tout à fait...
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jeudi, 24 juillet 2008
Cave pueros

13:30 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 22 juillet 2008
Contresens
Il faut lire le réquisitoire de l'avocat impérial Me Ernest Pinard contre Gustave Flaubert. Croyant démolir Madame Bovary, il ne parvient qu'à en démontrer le style. Peut-être est-ce le propre d'un chef-d'œuvre que de ressortir grandi d'une critique se voulant incendiaire...
Cet extrait m'amuse beaucoup (en italique le texte de Flaubert cité par Pinard) :
« "Ah ! si dans la fraîcheur de sa beauté, avant les souillures du mariage et les désillusions de l'adultère (il y en a qui auraient dit : les désillusions du mariage et les souillures de l'adultère), avant les souillures du mariage et les désillusions de l'adultère, elle avait pu placer sa vie sur quelque grand coeur solide, alors la vertu, la tendresse, les voluptés et le devoir se confondant, jamais elle ne serait descendue d'une félicité si haute."
En voyant Lagardy sur la scène, elle eut envie de courir dans ses bras "pour se réfugier en sa force, comme dans l'incarnation de l'amour même, et de lui dire, de s'écrier : Enlève-moi, partons ! à toi, à toi ! toutes mes ardeurs et tous mes rêves !"
"Léon était derrière elle.
"Il se tenait derrière elle, s'appuyant de l'épaule contre la cloison ; et de temps à autre elle se sentait frissonner sous le souffle tiède de ses narines qui lui descendait dans la chevelure."
On vous a parlé tout à l'heure des souillures du mariage ; on va vous montrer encore l'adultère dans toute sa poésie, dans ses ineffables séductions. J'ai dit qu'on aurait dû au moins modifier les expressions et dire : les désillusions du mariage et les souillures de l'adultère. Bien souvent, quand on s'est marié, au lieu du bonheur sans nuages qu'on s'était promis, on rencontre les sacrifices, les amertumes. Le mot désillusion peut donc être justifié, celui de souillure ne saurait l'être. »
13:44 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 15 juillet 2008
Relire « Madame Bovary »
« Il prit l'habitude du cabaret, avec la passion des dominos. S'enfermer chaque soir dans un sale appartement public, pour y taper sur des tables de marbre de petits os de mouton marqués de points noirs, lui semblait un acte précieux de sa liberté, qui le rehaussait d'estime vis-à-vis de lui-même. »
(Chapitre I)
17:10 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 29 juin 2008
Solennité des saints Pierre et Paul
« Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »
« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam. »
« Tu sei Pietro e su questa pietra edificherò la mia Chiesa. »
« Tú eres Pedro, y sobre esta piedra edificaré mi Iglesia. »
« You are Peter, and on this rock I will build my Church. »
« Du bist Petrus, und auf diesen Felsen werde ich meine Kirche bauen. »
J'ai l'impression que la langue française est la seule à avoir conservé l'identité entre le nom et le mot.
21:07 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juin 2008
Hi-han !
Il paraît qu'Elkabbach ne fait pas la liaison dans « Jeux olympiques ». De la même façon, j'entends chaque jour massacrer une nouvelle expression pourtant très commune et gravée dans mes tympans d'une douce euphonie. Il suffit d'écouter ses collègues, ou d'allumer la radio...
Il ne laisse rienh hau hasard.
Les choses se font petih à petit.
Il est parti sanh hun mot.
Danh hun pays comme la France...
Et comme point d'orgue, la suprême injure à la langue française, la plus laide et la plus infamante en même temps que la plus répandue :
les autr' artistes
les autr' enfants
les autr' animaux
les autr' imbéciles
14:04 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 16 juin 2007
Jean qui rit, Jean qui pleure
Pas étonnant qu'au PS on ait du mal à s'entendre !
Candidat PS de la deuxième circonscription de Lyon :

Candidat PS dans la première circonscription :

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mardi, 24 avril 2007
Poésie urbaine

09:35 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 23 avril 2007
The winner is...
Les grands gagnants du premier tour de l'élection présidentielle sont les expressions journalistiques suivantes, répétées ad nauseam : après des mois de militantisme pour faire barrage à l'extrême droite, les Français ont connu un véritable sursaut démocratique grâce à une forte mobilisation ayant entraîné une participation record. Les électeurs se sont mobilisés pour faire leur devoir électoral, c'est ainsi qu'ils sont allés en masse glisser leur bulletin dans l'urne. C'est une belle leçon de démocratie. Quant à Bayrou, il subit depuis quelques jours un insistant appel du pied.
09:25 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 23 février 2007
« Casino, c'est pas que des mots ! »

14:25 Publié dans Langue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

